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L’enfant sorcière Agatha Gatter et son sauveur

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L’enfant sorcière Agatha Gatter et son sauveur
Par Hans Jürgen Günther, traduction & adaptation Véro

Le texte qui suit est extrait d’un site consacré au Docteur Johannes Pistorius Niddanus d.J.

Le texte original (en allemand) est de Hans Jürgen Günther et s’intitulait : L’enfant sorcière Agatha Gatter et son sauveur.

Dans les régions catholiques la chasse aux sorcières faisait aussi des ravages.

25 innocentes furent ses victimes entre 1599 et 1603 dans la ville de Freiburg en Brisgau.

Le 19 août 1603 Ursula Gatterin de Waldtkirch fut mise en accusation. Dans la mesure où –après avoir été dûment torturée- elle avait avoué et fut condamnée à être d’abord décapitée, puis brûlée.

Ce procès typique en terme de non respect de l’être humain, un parmi tous ceux qui eurent lieu en Allemagne aux 16ème et 17ème siècles, causa toutefois un cas de conscience aux juge de Fribourg et au professeur de droit de l’Université.

La condamnée, Ursula Gatter avait une fille d’à peine 14 ans, qui avoua quand on l’interrogea „à l’amiable“ –bien heureuse d’échapper ainsi à la torture à laquelle on avait soumise sa mère- „qu’elle n’est pas seulement allée par dix fois à des réunions de sorcières avec l’accord de sa mère, mais qu’elle se place aussi sous la protection de Dieu et de ses saints, et que par deux fois elle a été « endormie » par de mauvais esprits.“

Les juges ne savent pas trop quoi faire. On demande l’avis de la chaire de droit de l’université de Fribourg Le 3 novembre 1603 il en résulte un acte de 28 pages, tant en allemand qu’en latin, du Docteur Theodor Metzger. Il préconise une condamnation légère. Mais il conclue en disant que dans de tels cas, et jusqu’à ce que les accusées aient au moins 16 ans, il faudrait non pas les exécuter, mais les maintenir en prison et leur enseigner la parole de Dieu pendant ce temps. Si toutefois pendant ce temps de nouveaux soupçons venaient à être émis, on pourrait les torturer à nouveau afin de savoir la vérité.

Cette décision, lue devant le conseil municipal le 5 novembre aurait signifié la mort pour Agatha. En effet, celles qui étaient soumises à la torture étaient le plus souvent perdues.

On ne sait pas quand Johannes Pistorius apparut exactement dans ce procès. On peut supposer que le jour de la dénonciation le conseil municipal connaissait déjà l’opinion de Pistorius sur le sujet. Toujours est il que le 17 novembre il se déclare prêt à mener l’affaire à son terme. Il voulait interroger la fillette encore une fois. Le 21 novembre il confronte la fillette à la lecture de ses chefs d’accusation. Déjà avant cela, mais encore plus après avoir discuté avec elle, il avait senti toute l’aberration de ces accusations. Ce qu’il fait alors est tout à fait surprenant mais aussi tout à fait en accord avec le personnage. Il est certain que les aveux de la fillette ne reposent sur rien. Il veut aller au fond des choses. Ce juriste, médecin, père de 4 enfants, et 8 fois grand père, veut prouver que certains indices dans ces aveux sont complètement absurdes.

Ainsi donc ordonne-t-il que des sage femmes et de simples femmes, assermentées, constatent si la fillette est encore vierge. Trois jours plus tard il savait que l’enfant était innocente de tout ce dont on l’accusait. La preuve était fait du ridicule des aveux. Le 30 décembre le compte rendu de la réunion du conseil municipal révèle que Pistorius a trouvé une famille d’accueil à la fillette.

Les dernières traces de cette affaire se trouvent dans le livre des aveux : „Agatha N Ursula Gatterin, fille d’une sorcière, est innocentée, elle est confiée, sur les conseils du Dr Johann Pistory, aux bons soins d’une femme dans la région de Constance, et sera surveillée par les jésuites. Lundi le 12 janvier 1604.“

Après cette affaire et jusqu’en 1611, soit 3 ans après le décès de Pistorius, il n’y eut plus de crémation de sorcières dans la région.