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A propos des Invocations

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Par Doreen Valiente, extrait d’ABC of Witchcraft. Traduction Lune

On considère généralement que les mots « invocation » et « évocation » signifient la même chose. Cependant, c’est une erreur du point de vue magique. On invoque un Dieu dans le cercle magique ; on évoque un esprit dans le triangle magique, qui est tracé à l’extérieur du cercle. Le cercle est le symbole de l’infini et de l’éternité ; le triangle est le symbole de la manifestation.

Le vrai secret de l’invocation, selon Aleister Crowley, peut être résumé en quatre mots, tirés du mystérieux manuscrit, La Magie Sacrée d’Abramelin le Mage. Ces quatre mots sont :

« Enflamme-toi dans la prière ».

Les paroles mêmes de l’invocation ont peu d’importance, à condition qu’elles aient cet effet sur l’opérateur.

L’Hymne à Pan de Crowley (dans Magick in Theory and Practice, Londres, 1929) a souvent été utilisé par les étudiants en magie. Comme l’ont été les magnifiques invocations à la déesse de la lune, contenues dans le roman ésotérique de Dion Fortune, The Sea Priestess (Aquarian Press, Londres, 1957.) Elles sont en vers et donc plus faciles à se rappeler, la poésie étant une chose magique en elle-même. Il existe cependant beaucoup d’excellents exemples d’invocations formulées en prose. L’une d’elles est l’Invocation d’Isis, dans l’Âne d’Or, par Lucius Apuleius, qui a été traduit en anglais par William Adlington et par Robert Graves.

Le but de l’invocation est d’élever la conscience de l’opérateur. Il ne s’agit pas tant de faire descendre un dieu ou une déesse que de nous élever nous-mêmes à un état spirituel grâce auquel nous avons la capacité de faire agir la magie.

De nombreux magiciens opératifs découvrent que les invocations les plus puissantes sont celles qui sont formulées avec des mots aux sonorités de langage ancien. Les invocations des livres magiques mêlent souvent des séries de « mots de pouvoir » quasi inintelligibles ; des vestiges érodés de grec, de latin et d’hébreu qui sont des titres de Dieu. Le célèbre Papyrus Magique en est un exemple intéressant, conservé au British Museum, et qui a été traduit et publié en 1852 pour la Cambridge Antiquarian Society.

Ce papyrus provient d’Alexandrie et date d’environ 200 ans après J.-C.. Son auteur pourrait avoir été un prêtre d’Isis. Ce papyrus donne une succession phénoménale de mots magiques, dérivants de sources grecques, syriaques, hébraïques, coptes et probablement de l’égyptien ancien. Il est dit au magicien de les réciter au nord, en les proférant comme une invocation avec les paroles :

« Faites que tous les esprits me soient soumis, afin que tout esprit du ciel et de l’air, sur terre et sous terre, sur la terre ferme et dans l’eau, et que tout sortilège et fléau de Dieu puissent m’être obéissants. »

Il existe une autre invocation ancienne qui a été conservée dans une pièce de théâtre du XIIIe siècle, Le Miracle de Théophile, écrite par un célèbre trouvère ou troubadour nommé Ruteboeuf (citée dans A Pictoral Anthology of Witchcraft, Magic and Alchemy, par Grillot de Givry, traduit par J. Courtenay Locke, University Books, New York, 1958.) Les trouvères ou « trouveurs » étaient ainsi appelés parce qu’ils étaient des poètes qui voyageaient dans les campagnes de France en quête des traditions séculaires et de légendes, qu’ils incorporaient à leurs œuvres. Ils étaient souvent suspectés d’hérésie et de paganisme.

Cette pièce de théâtre par Ruteboeuf contient une scène qui comprend une « conjuration du Diable », et qui recèle cette invocation extraordinaire, qui n’est d’aucun langage connu :

Bagabi laca bachabe
Lamac cahi achababe
Karrelyos
Lamac lamec Bachalyas
Cabahaby sabalyos
Baryolos
Lagoz atha cabyolas
Samahac et famyolas
Harrahya.

Le triomphant « Harrahya ! » de fin rappelle les cris du Sabbat des sorcières. Au XIIIe siècle, la « conjuration du Diable » et « l’invocation des Anciens Dieux » auraient été synonymes. Ainsi, il pourrait bien s’agir d’un authentique échantillon d’une invocation utilisée au Sabbat, découvert par un trouvère et perpétué par lui sous le couvert orthodoxe d’un miracle (ndlt : au Moyen Âge, pièce dramatique sur un sujet religieux).

Je souhaitais ici inclure un échantillon d’une invocation de sorcières d’aujourd’hui. Toutefois, j’ai trouvé difficile de le faire sans offenser mes amis qui ne préfèrent pas voir leurs rituels publiés. Ainsi, je suis contrainte de présenter une invocation que j’ai moi-même écrite, à la déesse de la lune et de la sorcellerie :

Notre dame de la Lune, Reine des enchantements,
Et de minuit, puissante sorcière,
O Déesse du tréfonds des temps,
Diane, Isis, Tanit, Artémis,
Ton pouvoir nous invoquons pour nous aider maintenant !
Ta Lune, miroir magique suspendu dans l’espace,
Qui sur terre reflète la lumière mystique,
Et qui, chaque mois, fait briller ta triple image.
Maîtresse de la magie, toi qui contrôles les marées
Tant visibles qu’invisibles ; toi qui crées les fils
De la naissance et de la mort ; O Ancienne,
Des feux célestes au plus proche de nous, sur
Tes épaules la nature est exaltée, vaste
Et sombre, jusqu’aux royaumes inconnus les plus lointains,
Ton pouvoir nous invoquons pour nous aider maintenant !

O déesse de la lumière argentée, dont les rayons magiques
Illuminent la clairière de la plus profonde forêt,
Et les collines sacrées et enchantées
À minuit encore, lorsque les sorcières jettent leurs sorts,
Lorsque les esprits se promènent et d’étranges choses se manifestent ;
Par le sombre chaudron de ton inspiration,
Triple Déesse, trois fois nous t’appelons ;
Ton pouvoir nous invoquons pour nous aider maintenant !