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La Chasse Sauvage, une expérience lors d’un esbat

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Par Doreen Valiente ©, extrait de Witchcraft for Tomorrow. Traduction : Lune.

Un autre expédient des Sorcières d’autrefois consistait à imiter la Chasse Sauvage, lorsqu’elles voulaient chevaucher la nuit en extérieur. On retrouve différentes versions de l’histoire de la Chasse Sauvage à travers toute l’Europe. Parfois, il s’agit d’une cavalcade fantomatique composée de cavaliers vêtus de costumes d’une époque antérieure et qui galope sauvagement. Elle a, à sa tête, quelque figure mythique ou ancien héros. Dans les terres du nord, son leader était Woden ou Odin ; dans l’ouest de la Grande-Bretagne, le Roi Arthur ou Roi Herla ; dans la forêt de Fontainebleau en France, le Grand Veneur ; dans la forêt de Windsor, Herne le Chasseur, dont les apparitions fantomatiques sont toujours rapportées, même aujourd’hui. Parfois, la Chasse Sauvage est une visitation surnaturelle pendant les nuits d’hiver, comme à Ditchling Beacon qui est le point culminant des South Downs. Comme les gens du vieux Sussex le racontent, le bruit de la Chasse Sauvage, avec ses chevaux au galop, ses aboiements de chiens et ses cris de chasseurs, se rapproche et se précipite bien qu’on ne puisse en rien voir du tout. Rencontrer une telle manifestation est considéré comme dangereux et de mauvais augure, à la fois pour le corps et l’âme. C’est pourquoi les gens ordinaires auraient évité à tout prix toute rencontre fortuite de cavalcade mystérieuse après la tombée de la nuit.

Je me souviens à ce propos m’être rendue à une petite réunion sorcière dans des bois assez proches de Londres. C’était un Esbat de pleine lune qui comptait une demi-douzaine de personnes. Nous avons fait notre invocation, nous avons bu un toast en l’honneur des Anciens Dieux et puis nous avons dansé en cercle. Le rite terminé, nous étions tous joyeux et euphoriques. C’était une nuit douce et claire, une lune d’argent brillait à travers les arbres. Et d’une manière ou d’une autre, au lieu de nous disperser tranquillement, nous avons continué à danser à travers bois. J’avais apporté un vieux cor de chasse que le leader du groupe m’emprunta, au son de cette corne nous riions, nous hurlions les anciens cris et courions sur le sentier entre les arbres, toujours vêtus de nos capes. Finalement, nous sommes revenus à nous lors d’une halte, à bout de souffle. Nous étions en bordure de forêt où se trouvaient des routes éclairées et où la civilisation commençait. Nous nous sommes regardés les uns les autres et le leader nous a dit, « Vous savez ce que nous étions en train de faire ? Nous avons joué la Chasse Sauvage ! »

Nous avons réalisé que c’était vrai. Une impulsion atavique semblait s’être emparée de nous. C’était une expérience étrange et troublante que je n’oublierais jamais.

 

Peinture de Luis Ricardo Falero, « The departure of the witches ».