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Cunning folk : sorciers & rebouteux de la campagne anglaise

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Extrait de : A Dictionary of English Folklore, par Jacqueline Simpson et Steve Roud. Traduction & adaptation : Lune.

Cunning men, women.

De l’époque médiévale jusqu’à nos jours pratiquement, des personnes étaient employées par d’autres pour exercer leurs compétences magiques en leur faveur. Elles étaient payées en argent ou par de petits cadeaux, complétant ainsi utilement les revenus de leurs activités professionnelles habituelles. Les plaintes fréquentes de la part des classes instruites témoignent de leur popularité. Dans un sermon de 1552, l’évêque Latimer déplorait :

« Un grand nombre d’entre nous, lorsqu’il se trouve en difficulté ou perd quelque chose, se précipite çà et là auprès des sorcières ou sorciers, que l’on appelle les hommes sages… Sollicitant leur aide et réconfort. » (Sermons [1844], 534).

En 1807, Robert Southey disait encore :

« On trouve un Cunning-Man ou une Cunning-Woman, comme on les nomme, à proximité de chaque localité, bien que les lois soient parfois appliquées à leur encontre, leur métier reste rémunérateur. » (Letters from England, p. 295).

Il est impossible de parvenir à des chiffres, mais des témoignages anecdotiques indiquent qu’ils étaient assez nombreux durant le 19e siècle et, dans certaines zones rurales, au cours de la première moitié du 20e siècle. Ils portaient divers noms populaires : wizards (ndlt : magiciens), conjurers (conjureurs), sorcerers (sorciers), *charmers (charmeur, jeteur de charmes), wise men/women (hommes/femmes sages), cunning men/women (littéralement, hommes/femmes rusé/es, les deux derniers termes étant les plus répandus. ‘White witch’ (‘Sorcière blanche’) était un terme plus utilisé par les personnes extérieures, que par les praticiens et leurs clients. ‘Conjureur’ impliquait la capacité à évoquer et révoquer les démons et les esprits (un pouvoir revendiqué par certains magiciens ruraux, tels que Jenkyns de Trelleck (Monmouthshire) (Wherry, 1904:76–81).

On faisait appel aux cunning men pour soigner humains et animaux, pour démasquer et punir les voleurs, regarder dans l’avenir, donner des informations à propos des personnes au loin, interpréter l’horoscope et dire la bonne aventure, et pour favoriser l’amour. Peut-être que leur fonction la plus importante et certainement la plus dramatique consistait à diagnostiquer la sorcellerie, à identifier la sorcière et à la vaincre en lui renvoyant ses propres sortilèges. Certains affirmaient leur pouvoir inné et héréditaire, mais beaucoup d’autres utilisaient des manuels de divination et/ou d’astrologie, et des recueils manuscrits de recettes de simples et de formules magiques. La clientèle majoritairement analphabète était émerveillée par de telles démonstrations de connaissances livresques. Plusieurs recueils de folklore régional évoquent quelques personnages célèbres, tels que le cunning man nommé Wrightson qui vivait à Stokesley (Yorkshire du Nord) aux environs de 1810 (Henderson, 1866 : 177–82 ; Brockie, 1886 : 21–5 ; Blakeborough, 1898 : 187–92). Il était le septième fils d’une septième fille. Il semblait posséder le don de clairvoyance, bien que certains l’aient considéré comme un charlatan. En outre,  « on disait que son caractère en privé était très mauvais. » Blakeborough a déclaré préférer les contre-sorts ‘avec des cœurs frits, des épingles à enfoncer, du sorbier et du sureau.’

Les classes éduquées critiquaient ou se moquaient de l’influence de tels individus durant toute cette période ; ceux-ci pouvaient être poursuivis en vertu de la loi contre la sorcellerie (Witchcraft Act) de 1736 qui, bien que niant toute réalité à la magie, imposait des sanctions à quiconque affirmait publiquement la pratiquer, car cela était considéré comme une forme d’escroquerie. De telles poursuites étaient rares et généralement intentées par des clients mécontents qui pensaient avoir été trompés, plutôt que par la police.

Thomas, 1971: 177–252; Sharpe, 1996: 66–70; Maple, 1960; Davies, 1997; Davies, 1998; Davies, 1999 6: 27–91.

 

Illustration d’en-tête : issue de [Macdonald, George- First Edition in Original Cloth] Dealings with the Fairies