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Rituel d’Imbolg, 2 février par les Farrar

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Farrar – Imbolg, 2 février
Par Janet & Stewart Farrar ©, traduction Lune

Rituel sabbatique d’Imbolc, extrait de la Witches’ Bible, éditions Phoenix.

La Préparation

La Grande Prêtresse choisit deux Sorcières qui, avec elle, représenteront la triple Déesse : la Jeune Fille (Enchantement), la Mère (Maturité) et la Vieille (Sagesse) et distribue ces trois rôles.

Une Couronne de Lumières est préparée pour la Mère, puis laissée sur l’autel ou à côté de celui-ci. Traditionnellement, la Couronne devrait comporter de petites bougies que l’on allumera au cours du rituel ; mais cela nécessite de la prudence, et certaines personnes pourraient se montrer inquiètes à ce propos. Si on fabrique une couronne de bougies, ces dernières devront être maintenues assez fermement afin qu’elles ne vacillent pas, et cette couronne devra également comporter de quoi protéger les cheveux des coulures de cire. (Vous pouvez faire des merveilles avec du papier aluminium).

Nous trouvons que les bougies d’anniversaire, que l’on peut acheter par parquets, sont idéales pour réaliser la Couronne de Lumières. Elles ne pèsent pratiquement rien, ne coulent quasiment pas et brûlent juste assez longtemps pour les besoins du rituel. […]

[Note de Lune : je m’arrête ici dans la traduction des explications. Je conseille vivement de ne pas utiliser ce genre de délire dangereux, et qui plus est, entre l’aluminium et le scotch, non respectueux de l’environnement. Je vous épargnerai également les explications données ci-après sur la confection d’une couronne avec torches électriques incorporées, personne ne m’en voudra je pense.]

Si nous n’aimez aucune de ces couronnes, la troisième possibilité consiste une couronne ornée de petits miroirs – aussi nombreux que possible, tournés vers l’extérieur, afin qu’ils captent et reflètent la lumière.

Une botte de paille de 75 cm de long, avec une petite gerbe de paille placée en travers pour figurer les bras, sera habillée avec des vêtements féminins – des vêtements de poupée feront l’affaire, ou un simple bout de tissu sera attaché autour de la botte. Si vous possédez une poupée de blé, de forme adéquate, à vêtir (une Croix de Brigid est idéale), cela peut être encore mieux. Cette représentation est appelée « Biddy » – ou, si vous préférez le Gaélique, « Brídeóg » (prononcez « bride-odje »).

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Vous aurez besoin également d’une baguette phallique, qui peut être un simple bâton faisant à peu près la même longueur que la Biddy ; cependant, comme les rituels du Livre des Ombres requièrent fréquemment une baguette phallique, distincte de la baguette « usuelle » du coven, la confection par vous-même d’une version permanente en vaudrait la peine. La nôtre est une fine branche surmontée d’une pomme de pin fermement fixée, des rubans noir et blanc s’enroulent en spirale le long du manche dans des directions opposées.

La Biddy et la baguette seront préparées et placées à coté de l’autel, avec deux bougies non allumées dans leurs chandeliers.

On placera également à côté de l’autel un petit bouquet de feuillage (aussi printanier que possible en y ajoutant des fleurs de printemps, si vous pouvez vous en procurer) pour la femme qui représente la Jeune Fille; ainsi qu’un châle ou une cape de couleur sombre pour celle qui jouera le rôle de la Vieille.

Le balai (le traditionnel balai de la sorcière fait de brindilles) est également placé près de l’autel.

Le chaudron, à l’intérieur duquel une bougie est allumée, est placé près de la bougie du Sud. A côté du chaudron, sont disposés trois ou quatre petites branches de feuillage persistant ou sec, comme du houx, du lierre, du gui, du laurier, du romain ou du buis.

Si comme nous, vous suivez la tradition qui consiste à garder l’arbre de Noël (sans ses décorations mais avec ses guirlandes de lumières) dans la maison jusqu’à la Chandeleur, il devra, si possible, être placé dans la pièce où le cercle est tenu, avec ses guirlandes illuminés.

Le Rituel

Le rituel d’ouverture est plus court pour Imbolg. Le Grand Prêtre ne fait pas Descendre La Lune sur la Grande Prêtresse, il ne réalise pas non plus l’invocation au « Grand Dieu Cernunnos », et, la Charge n’est récitée que plus tard.

Après la Rune (ndlt : ou Chant) des Sorcières, tous les partenaires de travail du coven (la Grande Prêtresse et le Grand Prêtre compris) dansent dos à dos, par couples, bras entrelacés par les coudes. Les sorciers ou sorcières sans partenaire dansent seuls, bien qu’après un moment les couples se séparent pour danser avec les sorciers, ou sorcières, sans partenaire, pour que tout le monde puisse participer.

Lorsque la Grande Prêtresse décide que la danse a assez duré, elle l’arrête, et le coven se dispose de lui-même en rond, dans le Cercle, tourné vers l’intérieur. Le Grand Prêtre se tient dos à l’autel, et la Grande Prêtresse lui fait face.

Le Grand Prêtre lui donne le Quintuple Baiser ; puis elle lui donne à son tour le Quintuple Baiser. Le Grand Prêtre prend la baguette dans sa main droite et le fouet dans sa main gauche, et prend la Position d’Osiris.

La Grande Prêtresse se tient face au Grand Prêtre, debout devant l’autel, et elle invoque* :

Effroyable Seigneur de la Mort et de la Résurrection,
de la Vie, et Donneur de Vie,
Seigneur en nous-même, dont le nom est Mystère des Mystères,
Encourage nos cœurs,
Que Ta Lumière se cristallise dans notre sang,
Nous emplissant de résurrection;
Car il n’y a aucune part de nous qui ne nous vienne pas des Dieux.
Descends, nous t’en prions, sur ton serviteur et prêtre. (ndlt : nom sorcier du prêtre)

Le Grand Prêtre dessine, dans les airs, le Pentagramme d’Invocation de la Terre devant la Grande Prêtresse et dit :

Sois bénie.

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Le Grand Prêtre fait un pas de côté, pendant que la Grande Prêtresse et les femmes du coven préparent « le lit de Brigid ». Elles couchent la Biddy et la baguette phallique côte à côte au centre du Cercle, têtes dirigées vers l’autel. Elles placent les bougeoirs de chaque côté du « lit » et allument les bougies.

La Grande Prêtresse et les femmes se disposent autour du « lit » et disent en chœur :

Brid est venue, Brid est la bienvenue ! (répétée trois fois.)

Le Grand Prêtre pose sa baguette et son fouet sur l’autel. La Grande Prêtresse convoque les deux femmes désignées ; elles endossent à présent leurs rôles de la Triple Déesse.

La Mère se tient dos au centre de l’autel, et le Grand Prêtre la couronne. Il place sur sa tête la Couronne de Lumières ; la Jeune Fille et la Vieille lui arrangent convenablement sa coiffure, et le Grand Prêtre allume les petites bougies sur la Couronne […].

La Vieille se tient à présent à côté de la Mère, à sa gauche, et le Grand Prêtre et la Jeune Fille couvrent ses épaules avec le châle ou la cape.

La Jeune Fille se tient maintenant à côté de la Mère, à sa droite, et le Grand Prêtre place dans ses mains le bouquet.

Le Grand Prêtre se rend au Sud, puis se tient face aux trois femmes. Il déclame :

Voici la Déesse Tri-forme ;
Celle qui, toujours, est Trois – Jeune Fille, Mère et Vieille Femme ;
Et qui pourtant, toujours, est Une.
Car sans Printemps, il ne peut y avoir d’Été,
Sans Été, pas d’Hiver,
Sans Hiver, pas de nouveau Printemps.

Le Grand Prêtre déclame alors entièrement la Charge, depuis « Écoutez les paroles de la Grande Mère » jusqu’à « ce qui est atteint à la fin du désir. » – mais en remplaçant « Je, Moi, Mon, Ma, Mes, Mien» par « Elle, Son, Sa, Ses, Sien ».

Lorsqu’il a terminé, la Jeune Fille prend le balai et fait lentement un tour de Cercle dans le sens des aiguille d’une montre, en le balayant rituellement afin de supprimer tout ce qui est vieux et désuet. La Mère et la Vieille marchent derrière elle en une procession majestueuse. La Jeune Fille repose ensuite le balai à côté de l’autel, et les trois femmes regagnent leurs places devant l’autel.

Le Grand Prêtre se tourne alors et s’agenouille devant le chaudron. Il prend chaque petite branche de feuillage, l’une après l’autre, et y met le feu avec la bougie du chaudron, les éteint aussitôt et les place dans le chaudron près de la bougie. (A cause de la fumée, il est conseillé de s’en tenir à cette crémation symbolique dans le cadre d’un rituel en appartement ; en extérieur, ou dans une très grande pièce, elles pourront être brûler entièrement.)

Tandis que le Grand Prêtre procède à cette crémation, il déclame

Ainsi, nous bannissons l’hiver,
Ainsi, nous accueillons le printemps ;
Faites vos adieux à ce qui est mort,
Et accueillez chaque chose vivante.
Ainsi, nous bannissons l’hiver,
Ainsi, nous accueillons le printemps !

Le Grand Prêtre s’approche ensuite de la Mère, souffle les bougies de sa Couronne de Lumières, […], et la retire de sa tête. A ce signal, la Jeune Fille pose son bouquet à côté de l’autel, la Vieille son châle ou sa cape, et la Mère, sa Couronne de Lumières.

Le Grand Prêtre fait un pas de côté, et les trois femmes vont chercher au centre du Cercle la Biddy, la baguette phallique et les bougies (qu’elles éteignent) puis les déposent près de l’autel.

Le Grand Rite est à présent accompli.

Après les Gâteaux et le Vin, le Jeu de la Bougie est particulièrement approprié à Imbolg. Les hommes s’assoient en cercle, tournés vers l’intérieur, suffisamment proches pour s’atteindre les uns les autres, et les femmes se tiennent debout derrière eux. Les hommes se passent une bougie allumée de main en main, dans le sens des aiguilles d’une montre, tandis que les femmes (sans pénétrer le cercle des hommes), se penchent pour tenter de souffler la bougie. Lorsque l’une des femmes y parvient, elle donne trois petits coups de fouet à l’homme qui tenait la bougie à ce moment là, et il lui donne en retour le Quintuple Baiser. La bougie est ensuite rallumée et le jeu se poursuit.

Si la coutume de garder l’Arbre de Noël a été observée, celui-ci doit alors être enlevé de la maison et jeté aussi tôt que possible après le rituel.

* Les lignes 3-5 de cette invocation sont tirées de la Messe Gnostique de Crowley.