Le Pentagramme (1), l’Alchimie

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Le Pentagramme – Partie I

Par Tim Hartridge ©, traduction & adaptation Lune

L’Alchimie

De nos jours, il est commun de voir le pentagramme suspendu au cou des sorcières, il est devenu synonyme de l’Art, mais à une époque c’était un symbole représentant la Corporation des Docteurs. Il avait sans nul doute davantage de lien avec les Alchimistes et les Pythagoriciens qu’avec le culte sorcier.

Ici, la référence à l’Alchimie est significative pour moi à cause de ma manière d’utiliser les principes alchimiques dans mon Cercle de travail…

La plupart des gens qui ont lu des livres sur la Sorcellerie Contemporaine sauront que nombre de sorciers utilisent le Pentagramme au cours du rituel « d’invocation (d’appel) des points cardinaux ». Personnellement, j’ai le sentiment qu’il y a là un certain degré de confusion concernant ce que font réellement ces pratiquants. La confusion provient de deux buts opposés : dans ce qu’ils disent et ce qu’ils font. D’une part, les livres parlent « d’appeler » les élémentaux, et d’autre part ils insistent sur le fait que l’on doit « bannir » du cercle toute influence extérieure. Cela devient donc de la schizophrénie sélective : doit-on décider « d’appeler » ou de « bannir » ?

Je peux dire sans crainte que la plupart des sorcièr(e)s reconnaissent le Pentagramme comme représentant les 4 éléments principaux (terre, eau, air et feu), plus l’élément de la quintessence connu comme « éther » ou quelques fois « esprit » – les mêmes principaux éléments utilisés en Alchimie.

Si nous regardons ce que fait le « sorcier» lors de sa pratique rituelle de base, nous pouvons établir une comparaison directe avec l’Alchimie rudimentaire (… alors cela deviendra clair).

Au cours d’un rituel idéal, le sorcier désigne d’abord le cercle qui scellera l’espace, tout comme un alchimiste scelle « hermétiquement » le réceptacle, le lieu, de son « opus » (son travail). Le sorcier procède alors au tracé de 4 pentagrammes élémentaires distincts aux 4 points cardinaux respectifs. Cet acte rituel me semble davantage être « actif » dans le dessin des éléments « psychiques » de la nature. Cela « saute aux yeux » tout particulièrement lorsque la sorcière observée utilise une baguette magique et qu’elle l’« agite » pour tracer les pentagrammes.

Le réceptacle central dans lequel les éléments sont accumulés en Alchimie est connu comme étant le « creuset », tandis que pour le sorcier, le « chaudron » placé au centre du cercle sert le même but. La place centrale, le milieu ou le point est l’intersection où le 5ème élément de quintessence est produit. C’est quand ce 5ème élément de l’esprit est reconstitué dans le chaudron des 4 éléments séparés qu’une transformation magique s’opère.

Maintenant si je vous dis que le “chaudron” ou le réceptacle est identique au « sorcier», nous pourrons lire cette procédure entière d’une manière toute nouvelle.

Vinum sabbati,
Tim Hartridge