Les gâteaux et le vin

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Retour au sommaire « Ce qu’à dit Gardner. » Traduction & adaptation : Lune.

Les gâteaux et le vin

La consommation du vin durant les rites fait partie des cérémonies ; cela consiste habituellement en deux verres de vin tout au plus. Les sorcières disent que leur rite « des Gâteaux et du Vin » (un repas rituel pendant lequel des gâteaux et du vin sont consacrés et partagés) est bien antérieur à la cérémonie chrétienne et que ce sont en réalité les chrétiens qui ont copié les rites de religions plus anciennes. Elles m’ont dit qu’autrefois, la bière ou l’hydromel ont pu remplacer le vin et en fait, comme toute boisson qui a un peu de « force » en elle, parce que cela représente « la vie1 » ?

Il convient de noter que le « repas sacré » des sorcières, « les Gâteaux et le Vin », se compose de gâteaux (de toutes sortes) et de vin, qui sont bénis pour ensuite être mangés et bu dans les « outils rituels », et cette bénédiction comprend au moins une signification phallique ou relative à la fertilité. « J’ai porté le vase sacré2 » serait quelque chose d’analogue à la coutume des sorcières qui veut que tous doivent avoir l’un des outils rituels dans les mains, généralement l’Athamé, tout le temps où elles restent inoccupées3.

Gardner 2, 16.

2 Ndlt : c’est une référence à Clément d’Alexandrie. Dans Meaning of Witchcraft, Gerald Gardner explique :

« Avant de devenir chrétien, Saint Clément d’Alexandrie fut initié au culte de la déesse Cybèle, dont le symbole était un croissant de lune en union perpétuel avec le soleil. Il a dit qu’était accomplie la confession de foi suivante :

« J’ai mangé dans le tambourin,
J’ai bu dans la cymbale,
J’ai porté le vase sacré,
Je suis entré dans la chambre nuptiale. »

Or donc, il semble évident que, « j’ai mangé dans le tambourin et j’ai bu dans la cymbale » signifie qu’un repas sacré ou une sorte d’eucharistie avec de la nourriture et des boissons, préalablement bénies, était consommé dans les « outils rituels » du culte et l’on sait que ce repas était composé de vin et d’un gâteau d’orge. »

3 Gardner 2, 138.