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Rituel de l’équinoxe d’automne pour les Enfants

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Rituel de l’équinoxe d’automne pour les Enfants
Par Julia Phillips, traduction & adaptation Lune

 Une mère païenne et son enfant lors d'un solstice russe. Crédit photo : European Free Radio and Press.
Une mère païenne et son enfant lors d’un solstice russe. Crédit photo : European Free Radio and Press.

Rituel de Mabon destiné aux enfants.

Un couple de notre coven Morning Star sont les parents de quatre enfants et lors de chaque fête ils tiennent un cercle spécial pour ces derniers. Parfois les amis et leurs parents sont invités à participer. Les enfants ont entre 10 mois et 14 ans, il y a deux garçons et deux filles.

Lors de l’équinoxe d’Automne, notre coven célèbre la transition du Dieu alors qu’il franchit les Portes de la Mort, pour devenir le Seigneur de l’Autremonde. La fête des enfants aborde les mêmes types de thèmes, mais de manière beaucoup plus légère. Voici le texte de base :

Maman et Papa projettent le cercle, avec les deux aînés qui portent avec eux les éléments afin de bénir l’espace. Chaque enfant allume une bougie à son quartier et dit :

À présent, nous apportons la lumière et la vie à l’est (nord, ouest, sud).

La petite dernière seulement âgée de 10 mois ne peut s’en occuper, alors maman le fait pour elle 🙂 Maman demande ainsi les bénédictions du Seigneur et de la Dame et les invite à être présents dans le cercle.

Ensuite, ils dansent en cercle pour John Barleycorn, pour rappeler aux enfants ce qui s’est passé lors de Lammas.

Papa prend une bougie sur l’autel et se dirige lentement vers l’ouest, où un voile est suspendu devant la porte. Il quitte le cercle et se tient derrière le voile. Les enfants peuvent voir la lumière derrière le voile, qui leur enseigne la « mort » du soleil alors que nous passons à la période sombre de l’année.

Maman peut dire quelque chose d’approprié alors qu’il quitte le cercle, si elle le souhaite.

Puis Maman dit :

Printemps, été, automne, hiver ; tout passe, tout décline, tout meurt.

Tandis qu’elle prononce ces paroles, chacun des enfants éteint la bougie de son quartier de cercle, une seule bougie est laissée allumée sur l’autel.

Maman place un panier en osier devant le voile et, un par un, les enfants récupèrent un peu de nourriture (fruit, pain, etc.) qui se trouve sur l’autel, puis vont jusqu’au panier et déposent leur butin. Ce geste exprime notre gratitude pour les bonnes choses que la terre nous donne et il nous permet de reconnaître que nous n’avons aucune crainte à ressentir envers le Monde-d’en-Bas ou le Sombre Seigneur ; car l’un comme l’autre font partie de l’ordre des choses. La mort et ce qui meurt sont une part de la vie et de ce qui vit. Ils peuvent poser une question au Seigneur de l’Autremonde, s’ils le désirent.

Ensuite Maman bénit les gâteaux et le jus d’orange, et tout le monde remercie le Seigneur et la Dame pour leur nourriture et leur boisson.

Une fois les quartiers remerciés et la prière de bénédiction dite par Maman, tout le monde quitte le cercle.

Puis la nourriture est rapportée pour la fête et Papa les rejoint. (Mais la bougie reste allumée à l’extérieur, pour rappeler à tout le monde que le Seigneur du Monde-d’en-Bas demeure dans son royaume).

Le panier de friandises, enveloppées dans leur emballage cadeau, est emporté chez des proches de la famille ; une dame âgée, qui vit seule et qui éprouve un vif intérêt pour les enfants. C’est une ex bonne-sœur qui a assisté à de nombreux cercles destinés aux enfants, ainsi qu’au handfasting des parents.

Ce qui est vraiment intéressant à propos de cette année, c’est la façon dont les images de la mort ont été récurrentes. Quelques jours avant le rituel, l’aîné des garçons (14 ans) est littéralement tombé sur un cadavre alors qu’il se rendait de l’école. L’homme est mort de causes naturelles, il était couché dans les broussailles qui se trouvent sur le chemin de l’école des garçons. D’autres images de la mort semblables (bien que moins dramatiques) n’ont cessé d’affluer. Les parents n’ont pas tenté d’ignorer ni d’amenuiser ces morts, au contraire, ils ont essayé de les replacer dans leur juste perspective et d’en discuter avec les enfants dans le contexte du rituel et de la période de l’année.

Extrait du site Tryskelion.