Hedgewitch, Hedge-Witchcraft, Hedgewitchery, Hedgecraft…

Téléchargez le cours : Le voyage au tambour

Hedgewitch, Hedge-Witchcraft, Hedgewitchery, Hedgecraft… Extrait de Wikipédia, Traduction Lune

L’hedgewitch est quelqu’un qui pratique l’hedgewitchery ou hedgecraft.

L’hedgecraft est une voie spirituelle considérée comme une forme de sorcellerie européenne. Elle est pratiquée le plus communément par les néo-païens modernes et certaines personnes la considèrent comme une tradition dérivée de la Wicca, religion néo-païenne.

L’hedgecraft s’inspire assez librement des vieilles et vieux sages, des rebouteux, des herboristes, des guérisseurs et sorcières à travers l’histoire. Certains adeptes affirment qu’il s’agit de la religion des sorciers traditionnels des campagnes de l’Angleterre.

Les pratiques les plus anciennes et les plus traditionnelles de l’hedgewitchery ou hedge riding sont chamaniques par nature et souvent (mais pas toujours) incluent l’usage magique et médicinal des plantes enthéogènes sous forme d’onguents de vol et de baumes pour atteindre un état de transe extatique traditionnellement connue comme « oot ‘n aboot » (ndlt : « out and about » est une expression qui signifie : sortir, être en vadrouille, ici et là).

Les hedgewitches pratiquent souvent la phytothérapie, la magie, le wildcrafting (ndlt : récolter les herbes dans leur habitat naturel, sauvage, pour se nourrir, se soigner, ou dans d’autres buts… Il s’agit de récolter des plantes non cultivées) et de nombreuses formes de guérison. Les hedgewitches sont généralement détachés des travaux magiques excessivement formels, préférant la magie populaire beaucoup plus simple. Il s’agit d’une tradition éclectique, mais tout dépend du praticien.

La pratique de la plupart des hedgewitches se déroule généralement à la maison, en solitaire et en privé. Les hedgewitches peuvent, cependant, encore être actifs au sein de leur communauté païenne locale.

Matériellement parlant, la haie (hedge) séparait la ville de la nature sauvage. On considérait que franchir la haie était dangereux, parce que la forêt était perçue comme un lieu d’évènements étranges, incluant la sorcellerie.

L’hedgewitch et les sorcières en général ne considèrent pas la haie comme une frontière physique, mais comme une barrière mentale à dépasser au cours de la transe. Il s’agit de la ligne tracée entre ce monde et le suivant ; entre la réalité et le rêve.

La pratique chamanique est commune et considérée comme une caractéristique de l’hedgewitch. De ce point de vue, si la haie est la frontière entre le village et la nature sauvage, l’hedgewitch franchit la frontière et garde un pied dans chaque monde. Les hedgewitches emploient souvent les termes « walking the hedge » (ndlt : se promener dans la haie), « crossing the hedge » (ndlt : franchir la haie) ou « riding the hedge » (ndlt : chevaucher la haie… comme une sorcière son balai) pour parler du voyage chamanique, du voyage astral, de l’envol/vol/voyage de l’Âme (etc.).

Toutes considérations académiques mises à part, le sens strict du terme et sa connotation médiévale de frontières et seuils magiques entre les mondes fut tout d’abord encouragée par Nigel Jackson, dans son livre Call of the Horned Piper écrit en 1994. Il a dès lors exercé une forte influence dans le milieu de la sorcellerie contemporaine, conférant une résonance plus archaïque au terme « hedge-witch » et un sens à sa pratique magique.

La spiritualité des hedgewitches varie et dépend de chaque individu ; habituellement ils se tournent vers leur propre héritage et ascendance. Les hegdewitches pratiquent une certaine forme de néo-paganisme. La pratique spirituelle quotidienne de l’hedgewitch s’adapte à ses talents, ses intérêts et son style de vie personnels.

  • Étymologie

Le terme Hedgewitch est source à controverse en raison de sa nature idiosyncrasique. En examinant le mot « hedgewitch, » nous apprenons qu’il vient du mot saxon witch (ndlt : sorcière), haegtessa, qui se traduit par « hedge-rider » (celui qui chevauche la haie, qui s’assoit sur la haie). La ballade Vieille-Norroise Havamal évoque « des chevaucheurs de haie, ensorceleurs dans les airs. »

Myrk-rider, Wyrd-rider, et Gandreidh (chevaucheur de baguette) sont d’autres noms qui désignent des hedge-riders. Le mot « hedgewitch » est, d’aussi loin que nous pouvons le dire, un terme plutôt moderne. Bien que l’on ne connaîtra jamais sa véritable origine, ce terme semble venir de Grande-Bretagne et son usage ne serait vieux que de 50 ans.

  • « L’Hedgewitch » de Rae Beth.

En 1992, l’auteure païenne moderne Rae Beth sort un livre intitulé « Hedge Witch: A Guide to Solitary Witchcraft ». Il s’agit d’une tentative de redéfinition du terme dans le contexte moderne. Rae Beth propose ceci : « Le travail de l’hedge witch consiste à reprendre la compréhension des mystères du monde sauvage et de la mettre au service de la vie, par l’intermédiaire de sortilèges qui peuvent aider et guérir la terre, l’autre peuple ou créatures, ou notre propre Soi. ».

Elle dit aussi que l’Hedgewitch est un solitaire. Cette idée de praticien solitaire et individualiste que l’on retrouve dans la définition du terme par Rae Beth laisse à penser que cette auteure s’est inspirée d’une ancienne expression : « hedge-preacher ». « L’hedge-preacher » désigne un prédicateur itinérant sans domicile fixe.

Toutefois, la définition et la pratique de l’Hedgecraft, telles que décrites par Rae Beth, sont sujettes à controverses, car elles sont, évidemment, fortement basées sur la Wicca.

Sources :

  • Beth, Rae. Hedge Witch: A Guide to Solitary Witchcraft, Robert Hale, 1992.
  • Duerr, Hans Peter. Dreamtime: Concerning the Boundary between Wilderness and Civilization, pp. 46, 47, 65, 97, 132. Translated by Felicitas Goodman. Blackwell, 1985.
  • Jackson, Nigel A. Call of the Horned Piper, pp. 4-5, 13, 14-15, 19-21. Capall Bann, 1994.