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Consécration du cercle

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Consécration du cercle
Par Janet & Stewart Farrar ©, traduction & adaptation Lune

A Witches’ Bible des Farrar ©, editions Phoenix

Fermeture du Cercle (base de rituel) & Rituel

Ce rituel, de base, wiccan nous permet d’ériger notre temple – notre lieu de culte et de travail magique. Ce temple peut être votre salon, dont les meubles ont été poussés ; il peut être, si vous avez cette chance, une pièce dédiée à cela et à rien d’autre ; si le temps le permet et si c’est un lieu privé, cela peut être au-dehors. Mais où que l’on célèbre notre Sabbat (sous une forme ou une autre), l’élément essentiel reste le rituel d’ouverture, tout comme le rituel de fermeture (donné dans la section III) l’est aussi.

Le rituel d’ouverture est le même pour chaque Sabbat ; nous indiquerons au début de chaque section (des sabbats) si d’autres objets sont nécessaires, s’il y a quelques petites différences ou une décoration particulière pour le temple.

Le Cercle est nettoyé et l’autel est dressé au point nord de la circonférence (voir illustration 1). Cet autel peut être une petite table (style table de café) ou simplement un tissu étendu sur le sol. Disposez l’autel comme suit :

  1. L’autel
  • Le pentacle au centre
  • La chandelle du Nord, derrière le pentacle
  • Deux chandelles pour l’autel, une de chaque côté
  • Le calice de vin rouge ou d’hydromel
  • La baguette
  • Le fouet
  • Un petit bol d’eau
  • Un petit bol de sel (en petite quantité)
  • Les cordes (rouges, blanches et bleues d’environ 2 m 75 chacune)
  • Le couteau à manche blanc
  • L’Athamé de chacun
  • L’encensoir
  • La cloche
  • Un plat de gâteau et de biscuits
  • L’épée, au sol devant l’autel, ou sur l’autel lui-même

Une quantité suffisante d’encens, d’allumettes ou un briquet doivent être à disposition sur l’autel (une bougie fine est aussi bien utile pour allumer chaque chandelle). Une bougie est placée à chaque point cardinal de la circonférence du cercle : Est, Sud, Ouest. Elles sont les quatre bougies des éléments qui doivent brûler au cours du rituel (l’emplacement des élémentaires étant pour l’Est pour l’Air, le Sud pour le Feu, l’Ouest pour l’Eau, le Nord pour la Terre).

La musique devrait être facilement accessible. Pour notre utilisation personnelle, nous avons constitué une petite discothèque de cassettes audio d’environ deux d’heures chacune (de musique appropriée). On peut ainsi transférer d’un disque ou d’une cassette un morceau de musique et le répéter à volonté pour remplir les 60 minutes d’une face de la cassette. Les K7 sont vraiment parfaites car on peut aussi bien les passer sur la chaîne hi-fi du salon que sur un magnéto si on célèbre ailleurs. C’est aussi une bonne idée d’ajuster le volume de la musique au fil de la cérémonie, de plus fort avant le rituel à plus discret pendant. Sinon vous risqueriez d’être inopinément assourdis et forcés d’écouter à un moment inopportun.

Assurez-vous que la pièce est assez chauffée, spécialement si, comme nous-mêmes et la plupart des covens gardnériens et alexandriens, vous célébrez skyclad (ndlt : vêtu des seuls nuages).

Un endroit en dehors du cercle devra être dégagé – la partie Nord-Est, car le reste du coven devra attendre au dehors avant de commencer et d’être admis à l’intérieur par la Grande Prêtresse.

Décrochez le téléphone, allumez l’encens et les six bougies, mettez la musique, et vous serez prêts à commencer.

LE RITUEL

La Grande Prêtresse et le Grand Prêtre s’agenouillent devant l’autel, ce dernier se tient à la droite de la Grande Prêtresse. Le reste du coven attend en dehors du cercle dans la partie Nord-Est. La Grande Prêtresse pose le bol d’eau sur le pentacle et met la pointe de l’Athamé dans cette eau et elle dit :

« Je t’exorcise, Ô créature d’eau, afin que tu chasses de toi toute impureté et toute malpropreté des esprits du monde des fantasmes ; aux noms de Cernunnos et d’Aradia. »

(ou tout autres noms de Déesse ou Dieu utilisés par le coven). (1)

Elle pose son Athamé et prend le bol d’eau dans ses mains. Le Grand Prêtre place le bol de sel sur le pentacle, il met le bout de l’Athamé dans le sel et dit :

« Que les bénédictions soient sur cette créature de sel ; que toute malignité et tout obstacle soient donc chassés, et que tous bienfaits y pénètrent ; c’est pourquoi je te bénis afin que tu puisses m’assister, aux noms de Cernunnos et d’Aradia. (1) »

Il dépose l’Athamé et verse le sel dans le bol d’eau que la HPS porte. Ils reposent alors ensemble les bols sur l’autel. Le HP quitte alors le cercle pour attendre avec le reste du coven.

La Grande Prêtresse dessine alors le cercle avec l’épée, en laissant une porte au Nord-Est (en levant son épée au dessus de la tête des membres du coven). Elle procède deosil (2) (dans le sens des aiguilles d’une montre) du Nord au Nord en disant :

« Je te conjure, ô cercle de pouvoir,
afin que tu sois un lieu de rencontre pour l’amour,
la joie et la vérité ; un bouclier contre tout maux et toute méchanceté ;
une frontière entre le monde des hommes et le royaume des Puissants ;
un rempart et une protection qui préserveront et contiendront le pouvoir que nous accumulerons en toi.
C’est pourquoi je te bénis et te consacre,
aux noms de Cernunnos et d’Aradia »

Elle pose l’épée et admet le Grand Prêtre dans le cercle par un baiser, et se tournant deosil avec lui. Le Grand Prêtre admet de la même façon une femme dans le cercle, qui admet un homme et ainsi de suite, jusqu’à ce que le coven soit au complet dans le cercle.

La Grande Prêtresse reprend l’épée et referme la porte en dessinant de la même façon que pour le reste (3).

La Grande Prêtresse nomme alors trois sorcières (ou sorciers) pour renforcer le cercle (qu’elle a déjà établi dans l’élément Terre) avec les éléments de l’Eau, de l’Air et du Feu.

La première sorcière (ou sorcier) porte le bol d’eau consacrée autour du Cercle, deosil du Nord au Nord, et le replace sur l’autel.

La seconde sorcière (ou sorcier) porte l’encensoir autour du cercle, deosil du Nord au Nord, et le replace sur l’autel.

La troisième sorcière (ou sorcier) porte une des chandelles de l’autel autour du cercle, deosil du Nord au Nord et la replace sur l’autel.

Chaque membre du coven récupère son Athamé sur l’autel et fait face à l’Est, avec la Grande Prêtresse et le Grand Prêtre devant eux (le Grand Prêtre se tient à droite de la Grande Prêtresse). La Grande Prêtresse dit :

« Vous, Seigneurs des Tours de l’Est,
Vous, Seigneurs de l’Air ;
Je vous convoque, vous éveille et vous appelle pour assister à nos rites et garder le Cercle. »

Tandis qu’elle parle, la Grande Prêtresse dessine dans l’air, devant elle, le pentagramme d’invocation de la Terre avec son Athamé, de cette façon (4) :

Après avoir dessiné le Pentagramme, elle embrasse la lame de son Athamé et la pose sur son cœur pendant une seconde ou deux.

Le Grand Prêtre et le reste du coven effectue la même gestuelle avec leur propre Athamé, ceux qui n’en possèdent pas utilisent leur index droit. La Grande Prêtresse et le coven se tiennent face au Sud maintenant et répètent cette invocation ; mais cette fois ci… :

« Vous, Seigneurs des Tours du Sud,
Vous, Seigneurs du Feu ;
Je vous convoque, vous éveille et vous appelle pour assister à nos rites et garder le Cercle. »

Puis ils font face à l’Ouest et… :

« Vous, Seigneurs des Tours de l’Ouest,
Vous, Seigneurs de l’Eau;
Je vous convoque, vous éveille et vous appelle pour assister à nos rites et garder le Cercle. »

Et enfin, ils font face au Nord, où l’invocation est plus longue :

« Vous, Seigneurs des Tours du Nord,
Vous, Seigneurs de la Terre ;
Boreas, toi le gardien des portails du Nord ;
toi, Puissant Dieu, toi, Douce Déesse ;
Nous vous convoquons, vous éveillons et vous appelons pour assister à nos rites et garder le Cercle. »

Tout le monde dépose son Athamé sur l’autel, puis se dirige vers le Sud, à l’exception de la Grande Prêtresse et du Grand Prêtre, et attend face à l’autel.

Suite du rituel : la descente de la lune

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(1) Ces deux consécrations sont basées sur « Les clefs de Salomon », un grimoire médiéval, ou ‘grammar’, de pratique magique traduite et éditée par MacGregor Mathers issue des manuscrits du British Museum et publiés en 1888. (Voir la bibliographie de Mathers). La formule pour la consécration des outils du Livre des Ombres de Gardner s’est également largement inspirée (de façon plutôt proche) des Clefs de Salomon. C’étaient donc les emprunts de Gardner plutôt que le matériel traditionnel qu’il obtint du coven de la New Forest où il fut initié. Cela étant suggéré par le fait que l’anglais correspond à celui que Mathers emploie, au lieu de dériver indépendamment du Latin originel. Il n’y a pas de mal en cela, comme la plupart des emprunts propres de Gardner, ils conviennent admirablement à leur but.

(2) Toutes les traditions magiques impliquent le tracé d’un cercle, en principe, dans le sens des aiguilles d’une montre « selon la course du soleil ». Ce que l’on nomme Deosil, et qui provient du gaélique (l’Irlandais deiseal, l’écossais deiseil, tous deux prononcés approximativement « jesh’l ») signifiant ‘vers la droite’ ou ‘vers le Sud’. (en irlandais on dit deiseal – peut-il aller à droite – quand un ami éternue). Un mouvement dans le sens contraire des aiguilles d’une montre est connu comme « widdershins » (Haut moyen-âge Allemand widersinnes signifie ‘dans une direction contraire’) ou « tyathal » (prononciation irlandaise « twa-h’l », prononciation écossaise tuaitheal : « twa-y’l ») signifient « à gauche, au Nord, dans une fausse direction ». Un mouvement magique widdershin est considéré « noir », malveillant, à moins qu’il ait un sens symbolique précis, tel qu’une tentative de régression dans le temps ou un retour à la source qui prépare à la renaissance, dans quels cas, le mouvement se fait toujours deosil – Tels les écossais des Highlands qui commencent leur danse de l’épée tuaitheal, parce que c’est une danse guerrière, et qui finissent deosil pour symboliser la victoire. (voir pp. 118, 134 et 169 pour des exemples dans nos rituels). Il serait vraiment intéressant d’écouter des Sorcières de l’hémisphère Sud (où la course du soleil est inversée) à propos de leurs coutumes dans les mouvements rituels, l’orientation des Eléments et de leur façon de placer leur autel).

(3) Normalement, personne ne doit quitter ou entrer dans le cercle entre les rituels de projection et de fermeture, mais si cela est nécessaire, une porte doit être ouverte par un rituel « widdershins » (dans le sens contraire des aiguilles d’une montre) avec l’athamé et refermée immédiatement après l’utilisation par un rituel deosil dans le sens des aiguilles d’une montre). (L’épée et l’athamé étant rituellement interchangeable), voir par exemple page 53.

(4) Ce rituel des Tours de garde est basé sur « Lesser Ritual of the Pentagram » de la Golden Dawn (voir Israel Regardie Golden Dawn, vol. I, pp. 106-7 et pour du matériel plus complexe sur l’invocation ou le bannissement des pentagrammes, vol. III, pp. 9-19). Soit dit en passant, la Golden Dawn, et beaucoup de sorciers, finissent le tracé des pentagrammes en revenant simplement au point de départ – i.e., omettant le 6ème trait de « fermeture ». Comme toujours, le principal étant que vous le fassiez comme vous le pensez juste.