Cimaruta, amulette sorcière

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Cimaruta. Extrait de « An ABC of Witchcraft », éditions Phoenix. Par Doreen Valiente, traduction & adaptation Lune.

cimaruta
Cimaruta. Cette amulette de la sorcière italienne, représentant un brin de rue, est entourée ici par d’autres amulettes issues de la collection de l’auteur (Doreen Valiente).

La cimaruta, ou cima di ruta, est une belle et insolite amulette, appartenant à la tradition sorcière italienne. Vous trouverez dans ce livre un bel exemple de cimaruta sous la forme d’une illustration.

Le nom de cette amulette signifie « un brin de rue ». La rue (Ruta graveolens) est parfois appelée l’herbe de grâce ; et la rue et la verveine sont supposées être les deux plantes les plus plaisantes à la déesse Diana, la reine des sorcières italiennes.

La cimaruta doit être en argent, car c’est le métal de Diana. En plus de la représentation du brin de rue, elle doit également comporter :

  • une fleur de verveine à cinq pétales,
  • la lune décroissante pour bannir tout mal,
  • une clef qui est l’attribut d’Hécate
  • et un poisson, qui est un symbole phallique.

Passablement répandue au XIXe siècle, la cimaruta n’est pas aussi bien connue dans l’Italie moderne. Du moins, l’auteur a montré cet exemple de cimaruta aux Italiens et ils n’ont pas su ce que c’était ; peut-être ont-ils pris soin de ne pas l’identifier, du fait de son association à la sorcellerie, « la vecchia religione », ou « l’ancienne religion ».