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A propos du Handfasting (tradition sorcière/Tubal Cain)

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A propos du Handfasting (tradition sorcière/Tubal Cain)
Par D. Valiente & Evan Jones ©, traduction Lune

Extrait de « Witchcraft : A Tradition Renewed ».

Ce rite est une union formelle entre deux personnes au sein d’un groupe. Habituellement, ce lien ou contrat est célébré entre deux personnes qui ont été ou qui continuent à être des partenaires de travail au sein du coven ou groupe. Le concept de handfasting est une forme de mariage sacré au sein des rites et a pour origine les anciennes formes de mariage de loi commune. Avant que le mariage à l’église ou civil ne devienne la norme, il existait de nombreuses et diverses manières pour un couple de se déclarer mari et femme. En fait, il y a encore environ 250 ans et quelques, très peu de mariages étaient contractés à l’église parmi les gens ordinaires. Dans la tradition tzigane, chaque région ou comté avait sa propre forme de déclaration civile, prise ou donnée en public et légalement reconnue comme une forme de mariage.

En ce sens, le mariage en coven ou handfasting est une union convenue d’un commun accord entre deux membres d’un groupe ou coven et qui est reconnue par les autres membres du groupe comme une cérémonie valide et qui engage. A la limite, c’est un mariage au sein d’un groupe et qui est valide seulement dans ce groupe durant toutes les rencontres rituelles. Dans ce contexte, il n’aurait aucune validité hors des réunions concrètes du coven, à moins que le couple concerné souhaite le transposer dans le monde extérieur.

Parfois, les couples mariés aux yeux de l’Église ou de l’État envisagent le handfasting, c’est une question de choix, et préfèrent voir le handfasting en coven comme la véritable cérémonie de mariage, où tous deux ont échangé leurs voeux devant le stang-autel. Un membre du groupe ou coven qui est marié, mais dont l’épouse ne fait pas partie, peut parfois prendre une partenaire de travail pour compagne « handfastée » au sein des rites. Bien que je ne préconise pas cette idée, il faut reconnaître qu’elle pourra survenir et que, dans une certaine mesure, l’ensemble des membres sera impliqué dans la décision. Dans une certaine mesure, il devrait y avoir (et, en fait, il doit y avoir) des règles qui régissent ce type de handfasting, dans le cadre des règles du coven. L’autre solution est d’interdire ce genre de relations, tous ensemble. Cela peut aussi faire émerger toutes sortes de problèmes à l’intérieur d’un groupe, car en réalité vous reniez à deux adultes consentants le droit de décider de leurs propres vies, et en même temps vous reniez leur droit de ne faire qu’un au sein de la foi. Au lieu de faire cela, il est de loin préférable d’accepter que des personnes puissent s’attirer l’une l’autre, de cette façon. En acceptant que cela fasse partie de la vie, certaines conditions doivent être établies afin de les rendre acceptables aux restes du coven ou groupe.

Lorsque deux personnes, mariées à d’autres, extérieures au groupe, désirent fortement s’unir dans le cadre d’un handfasting, toutes les personnes concernées doivent fermement comprendre que :

  1. Le handfasting est seulement reconnu au sein du groupe et qu’en tant que tel, il ne sera jamais transposé dans le monde extérieur ; ni ne sera utilisé comme prétexte pour cela.
  2. Dans le cadre des rites, les couples sont, aux yeux du coven, considérés comme mari et femme. Le fait qu’ils ne le soient pas dans le contexte de la loi civile n’a aucune importance. Par le rite du coven, ils sont unis, et par le rite du coven ils restent unis jusqu’à ce qu’ils choisissent de dissoudre le lien.
  3. Les autres membres du groupe ou coven, en tant que tels, doivent reconnaître cela, l’accepter et les traiter de la même manière qu’ils le feraient pour tout autre couple marié, au cours des réunions.
  4. Le couple concerné doit comprendre et accepter ce que le rite du handfasting signifie et représente au sein des rites et du coven, et ça n’a rien à voir avec une aventure. Ce ne doit pas être non plus une excuse pour justifier une aventure. C’est une promesse solennelle faite par deux personnes pour s’en tenir fermement l’une à l’autre au sein de la foi, et pour reconnaître l’une l’autre comme un véritable époux ou une authentique épouse dans les rites. Si le temps doit venir pour eux de dissoudre le lien et de se séparer, ils devront le faire sans aucun ressentiment, et ne devront briser en aucune manière l’harmonie du groupe.
  5. De plus, il doit être pris en compte que les deux intéressés ont des devoirs et des obligations envers ceux qui sont extérieurs aux réunions. En ce sens, toute implication au sein du groupe doit être tenue séparée de l’autre vie, extérieure ; et en cela, on doit prendre soin de ne causer aucun dommage à l’autre partenaire involontairement impliqué. On doit se souvenir que, aux yeux de la société, les gens mariés par un handfasting, en dehors de leur mariage commettent un adultère. Rien de plus, ni de moins que cela, peu importe la manière dont le groupe le voit. C’est dans ce monde que nous devons vivre. Ainsi, tout couple qui s’unit par un handfasting en dehors de leur mariage doit être sûr de comprendre tout ce que cela implique, et il doit s’attendre à être accusé ainsi si cela est découvert et étalé dans le monde extérieur.

Sur ce point, j’ai le sentiment que tout groupe ou coven doit décider pour lui-même d’inclure le rite de handfasting dans ses propres rituels. Dans le cas de mon ancien groupe, il était réalisé par le feu et l’épée ; et une fois encore, ce rite nous était propre et n’était qu’à nous seuls.

Tout groupe souhaitant avoir un rituel de handfasting devra réfléchir avec attention à ce que cela implique, et méditer sur le comportement, du couple uni, auquel il s’attend. Ensuite, il devra créer son propre rite et à l’intérieur de ce rituel ajouter des serments, des promesses et obligations qu’il sent propres au rite. Une fois établi, il devra y être fidèle, sans faire de changement et de cette manière créer sa propre tradition de handfasting.

Pour le meilleur ou pour le pire, ceci était par le passé une part de la Vieille Religion ; et en tant que telle, cela reste de nos jours une part de la même religion.

Photo par Mandragore, Handfasting février 2005, Tof & Véro.