Le Château par Doreen Valiente

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Le Château, The Castle. Par Doreen Valiente, traduction G. Rintzler-Neuburger.

Devant Caer Ochran
le chemin qui serpente est long
avant d’arriver aux murs blancs et lisses
brillants comme des perles dans la nuit.

Devant le Château de Verre
Il y a les dédales du labyrinthe,
les voiles relevés et les ombres fermées
et les ténèbres enveloppantes de la nuit.

Devant le Château de la Douleur
se noyant dans les ténèbres
l’ultime lueur de la Lune et sa faux acérée,
la herse dentée et le pont-levis grinçant.

Devant Caer Arianrhod
il y a la Grille et le Gardien,
le cavalier en armure et son épée nue,
qui glace l’air en passant.

Rouge et ardent est le feu
dans le château de la puissante reine ;
la coupe dans sa main est remplie de vin rouge.
Ses yeux sont bleus et brillants comme la mer.
Combien entreront, combien ressortiront ?
Mi-bleue et mi-rouge est sa vêture,
la vie et la mort sont en ses mains.
Dans la profondeur de ses entrailles, la vision périlleuse.
Combien apparaîtront devant elle et combien reviendront ?

À travers le château vide une houle de rires
nous renvoie, fétus légers, traverser le pont-levis.
Notre audace a éveillé la gaieté et la pitié des Puissances.
Combien pénétreront au Château et combien reviendront ?

Noire et argentée la forêt d’arbres nus
où par clair de lune résonne le sabot de la licorne.
Nue sur son dos nu elle chevauche, voilée de ses cheveux dorés.
Combien verront le royaume secret et combien reviendront ?