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Sabbat de Bealtaine, le 30 avril par les Farrar

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Farrar – Bealtaine, 30 avril
Par Janet et Stewart Farrar ©, traduction Lune

 bealtaineIn Witches’ Bible, éd. Phoenix

La préparation

Le chaudron est placé au centre du Cercle, avec une chandelle allumée à l’intérieur. Cela représente le Bel-fire, le feu de Bel.

Les branches d’aubépine et de prunellier décorent l’autel, on aura également tresser des branches des deux espèces ensemble (mais dont on a retiré les épines) pour les couronnes des Sorcières (un peu de laque sur les fleurs permettra de les faire tenir plus longtemps). L’aubépine et le prunellier devront être réunis le jour même, May Eve, la Veille de Mai. Il est de coutume de s’excuser auprès de chaque arbre sur lequel nous cueillons les branches et de leur expliquer le but de cette cueillette.

Si les feuilles de chênes peuvent être trouvées à cette saison dans votre région, une couronne de ces feuilles sera réalisée pour le Grand Prêtre, dans son rôle de Roi Chêne. (une couronne permanente de chêne est un accessoire usuel au sein des covens – voir : Yule, page 145).

Un foulard vert, ou une pièce de mousseline, d’au moins un mètre par un mètre, sera posé sur l’autel.

On disposera autant de petites bougies autour du chaudron qu’il y a de gens dans le coven.

Les ‘gâteaux’ pour la consécration en cette occasion seront en fait un bol de noix.

Si vous incluez le rite du Gardien de la Maison, il sera (ils seront) placé(s) à l’extrémité du cercle, près de la bougie de l’Est, avec un ou deux bâtons d’encens prêts à être allumés au moment approprié (si votre Gardien ne peut être déplacés, on disposera son symbole à cet endroit, par exemple si c’est un arbre de votre jardin, apportez une de ses branches – de la même façon que les branches d’aubépine et prunellier : avec excuses et explications).
Le Rituel

Après le Witches’ Rune (le Chant des Sorcières), le coven se dispose lui-même dans le Cercle entre le chaudron et le périmètre du Cercle et commence à battre des mains doucement en rythme.

Le Grand Prêtre prend le foulard vert, il le plie pour en faire une « corde », un bandeau, et tient une extrémité dans chaque main. Il commence à se déplacer vers la Grande Prêtresse, en faisait mine de jeter le foulard sur ses épaules et de l’attirer à lui. Mais elle s’éloigne de lui, de façon terriblement tentante.

Alors que le coven continue à taper des mains en rythme, le Grande Prêtresse continue à échapper à la poursuite du Grand Prêtre. Elle l’appelle à elle et le taquine mais recule toujours au moment où il tente de la capturer avec son foulard. Elle va et vient parmi le coven et les autres femmes interviennent pour aider la Grande Prêtresse à échapper au Grand Prêtre.

Après un moment, c’est-à-dire après deux ou trois ‘tours’ de cercle, la Grande Prêtresse se laisse capturer par le Grand Prêtre. Il jette le foulard sur sa tête et autour des ses épaules pour l’attirer à lui. Ils s’embrassent et se séparent, puis le Grand Prêtre tend le foulard à un autre homme.

L’autre homme poursuit alors sa partenaire, qui lui échappe. Elle l’appelle à elle et le taquine exactement de la même manière que tout à l’heure. On continue à battre des mains pendant tout ce temps). Après un moment, elle aussi, permet à l’homme de la capturer et de l’embrasser.

L’homme tend alors le foulard à un autre homme et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les couples du coven aient pris part au jeu-poursuite.

Le dernier homme rend le foulard au Grand Prêtre.

Une fois encore, le Grand Prêtre poursuit la Grande Prêtresse, mais cette fois d’une allure plus lente, presque majestueuse, et sa façon de le repousser et de l’appeler est plus solennelle, comme si elle le tentait au danger, cette fois-ci les autres n’interviennent pas. La poursuite continue jusqu’à ce que la Grande Prêtresse se place entre le chaudron et l’autel. Face à l’autel, elle fait quelques pas vers celui-ci. Alors elle s’arrête dos à l’autel et se laisse capturer avec le foulard.

Ils s’embrassent solennellement mais de tout leur cœur. Au bout de quelques secondes, après ce baiser, le Grand Prêtre laisse tomber le foulard de ses mains et la Grande Prêtresse le libère de son étreinte et fait un pas en arrière.

Le Grand Prêtre se laisse tomber à genoux, s’assied sur ses talons puis baisse la tête, le menton sur la poitrine.

La Grande Prêtresse ouvre ses bras, signalant ainsi que l’on arrête de taper dans les mains. Elle appelle alors deux femmes par leur nom et les place de chaque côté du Grand Prêtre, tournés vers le centre, de telle façon que les trois le dépassent largement. La Grande Prêtresse prend le foulard et toutes trois l’étendent entre elles et le Grand Prêtre. Elles abaissent lentement ce foulard puis l’ouvre de manière à en recouvrir le Grand Prêtre, tel un linceul.

La Grande Prêtresse renvoie les deux femmes à leur place et appelle deux hommes par leur nom. Elle les charge d’éteindre les deux chandelles de l’autel (pas la bougie Terre). Une fois les chandelles éteintes, la Grande Prêtresse renvoie les deux hommes à leur place.

La Grande Prêtresse se tourne alors et s’agenouille près du chaudron, face à lui. Elle invite d’un geste tout le reste du coven à s’agenouiller autour du chaudron avec elle.

Seul le Grand Prêtre reste à sa place, devant le chaudron, agenouillé mais ‘mort’.

Lorsque tout le monde est en place, la Grande Prêtresse éteint la chandelle dans le chaudron et reste silencieuse pendant un moment. Puis elle dit :

« Le Feu de Bel est éteint, et le Roi-Chêne est mort.
Il a embrassé la Grande Mère et il a succombé à son amour ;
il en est ainsi d’année en année depuis le commencement des temps.
Pourtant si le Roi Chêne meurt – le Dieu de l’Année Renaissante – tout meurt avec lui ;
Les champs ne donneront pas de récoltes, les arbres ne porteront aucun fruits et les créatures de la Grande Mère n’engendreront pas de petits.
Que ferons-nous, alors, pour que le Roi-Chêne puisse revivre ? »

Le coven répond :

« Rallumons le feu de Bel ! »

La Grande Prêtresse dit :

« Qu’il en soit ainsi. »

La Grande Prêtresse prend une petite bougie, se lève, va près de l’autel, allume la petite bougie avec la flamme de la bougie Terre et revient s’agenouiller près du chaudron. Elle rallume la chandelle du chaudron avec sa petite bougie. Puis elle dit :

« Que chacun prenne une chandelle et l’allume avec le feu de Bel. »

Le coven fait ce qu’elle dit et finalement la Grande Prêtresse allume une seconde petite bougie pour elle-même. Convoquant les deux mêmes femmes pour l’accompagner, elle se lève et se tourne face au Grand Prêtre. Elle invite d’un geste les deux femmes à soulever le foulard qui était posé sur la tête du Grand Prêtre (voir image 8). Une fois retiré, elles le posent sur le sol.

La Grande Prêtresse renvoie les deux femmes à leur place et convoque les deux hommes. Elle les charge de rallumer les deux chandelles de l’autel avec leurs petites bougies. Une fois fait, elle les renvoie à leur place.

Elle offre une de ses petites bougies au Grand Prêtre (qui jusqu’ici n’a pas bougé) et dit :

« Reviens-nous, Roi-Chêne, afin que la terre puisse être fertile. »

Le Grand Prêtre se lève et accepte la petite bougie. Il dit :

« Je suis le cerf de sept dents de fer.
Je suis un lac dans une plaine
Je suis un vent sur les eaux profondes
Je suis une larme étincelante du soleil
Je suis un faucon sur une falaise
Je suis beau parmi les fleurs
Je suis le Dieu qui donne l’inspiration * »

La Grande Prêtresse et le Grand Prêtre conduisent alors une ronde autour du chaudron, le reste du coven suit, tous portent leur petite bougie. L’humeur devient joyeuse. Ils dansent et se mettent à chanter :

« Oh ne le dites pas aux prêtres de nos arts.
Ils nommeraient cela péché,
Car, toute la nuit, nous serons dans les bois.
Pour appeler, appeler l’été.
Et de nos bouches, nous porterons de bonnes nouvelles.
Pour les femmes, le bétail et le blé :
Le soleil se lève au sud.
Avec le chêne et le frêne, et l’aubépine. »

Ils répètent « Avec le Chêne, le Frêne et l’Aubépine » ad lib., jusqu’à ce que la Grande Prêtresse éteigne sa petite bougie et la dépose dans le chaudron. Tout le monde fait de même. Puis le coven entier se donne la main et tourne de plus en plus vite. La Grande Prêtresse appelle alors quelqu’un par son nom ou bien un couple, et, celui ou ceux appelés se détachent de la ronde et sautent par-dessus le chaudron. Lorsque tout le monde eut sauter, la Grande Prêtresse s’écrie « Assis !».

Tout le monde s’assoit.

Hormis le Grand Rite, le rituel de Beltane est à présent fini ; mais si le Gardien de la Maison doit être honoré, c’est le moment le plus approprié pour le faire tandis que le reste du coven se détend. Le rituel du Gardien est bien sûr réalisé par le couple ou la personne qui réside dans la maison où se passe le rituel – qui peut être ou ne pas être celle de la GPS ou du GP. Si c’est un personne seule, son ou sa partenaire magique l’assistera. ; si il ou elle n’a pas de partenaire, la GPS ou le GP pourront travailler avec cette personne.

Le couple s’approche de la bougie de l’Est tandis que les autres membres du coven restent assis bien que tournés face à l’Est avec eux.

Une des deux personnes du couple allume les bâtons d’encens devant le Gardien de la Maison, pendant que l’autre dit :

« Gardien de cette Demeure, garde-la avec vigilance durant l’année à venir, jusqu’à ce que le Feu de Bel soit à nouveau éteint puis rallumé. Bénis cette maison, et sois bénis par elle, permet à ses résidents et aux amis qui y sont accueillis de prospérer sous son toit. Ainsi soit fait ! »

Tous disent :

« Qu’il en soit ainsi ! ».

Le couple rejoint le coven.

[…]

* Ndlt : Littéralement qui met le feu dans la tête, qui embrase les esprits. Désigne l’inspiration.