Les Poupées Magiques

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Les Poupées magiques (dagyde, dagus, volt, voult…)
Par Lune © 2005-2015

Les dagydes sont de merveilleux outils magiques. Des supports pratiques, simples et qui laissent la part belle à l’imagination. C’est un plaisir de les sculpter, de les coudre, de les façonner… Elles vous aideront essentiellement à guérir, bénir, protéger, les autres ou vous-mêmes. Elles peuvent aussi vous aider à vous défendre, renvoyer les mauvaises énergies ou à envoûter. Rappelez-vous cependant que le meilleur moyen pour ne pas se faire atteindre par un tel sort est simplement de vous détacher de leurs malveillants expéditeurs. Vous n’êtes plus atteint, le sort retourne là d’où il vient.

Si vous travaillez sur autrui, faites-le avec sa permission. Réfléchissez bien à toutes les conséquences possibles. Parfois, même avec le consentement de la personne et avec tous les bons sentiments du monde, il peut arriver que cela se passe mal. Par exemple, la personne n’est pas sûre d’elle-même et de ce qu’elle recherche, le travail effectué est-il la solution la plus juste dans ce cas ? Elle pourra se sentir forcée d’aller en son sens. Cela m’est déjà arrivé et je dois dire que ce travail, même positif, m’a mise très mal à l’aise. J’ai préféré demander aux jeteurs de sort de défaire ce qu’ils avaient fait.

Les poupées peuvent être réalisées à partir de divers matériaux : cire, argile, tissu, racine de mandragore ou de bryone, bois sculpté, papier… Vous pouvez également utiliser des légumes (pomme de terre, navet, carotte, etc.) que vous sculpterez pour leur donner une forme humanoïde. Certains sorciers emploient des poupées du commerce, comme des copies de poupée Barbie, qu’ils « vitalisent » avec divers matériaux. De toute façon, n’oubliez pas que c’est votre intention focalisée qui compte, la poupée n’est ici qu’un support qui aide à la projeter.

Sa taille peut environner les 15 centimètres. Elle est forcément  et fortement sexuée. Certains préfèrent la façonner à l’image de la personne concernée, en reprenant ses caractéristiques physiques, d’autres réalisent une représentation plus grossière.

  • La poupée de cire :

Vous pouvez fabriquer un moule à dagyde ou simplement modeler de la cire préalablement ramollie (pas liquide, le but n’est pas de vous brûler !).

Vous emploierez, de préférence, des feuilles ou parties de bloc de cire d’abeille (vous pourrez trouver facilement feuilles et bloc de cire dans les grands magasins ou sur le net. Les prix varient considérablement d’un fournisseur à l’autre). Si vous n’en possédez pas, utilisez des bougies (7 feront l’affaire).

Faites fondre la cire puis laissez-la refroidir de manière à obtenir une pâte molle, malléable. Vous pouvez également la modeler simplement avec la chaleur de vos mains. Personnellement, j’aime la faire fondre dans ma casserole de cuivre, car ce métal répand un peu de lui (son oxydation) et de son odeur dans la cire !

J’aime également ajouter à la cire fondue, de la poudre de plantes sorcières.

Pour la modeler, vous pourrez enduire vos mains avec une huile spéciale (huile essentielle de lavande, de tea tree – ces deux-là ne sont pas irritantes pour la peau – ou autre huile essentielle diluée dans de l’huile d’olive ou : noisette, amande, etc.) et consacrée. Par exemple, pour une poupée de guérison liée à des problèmes de peau, l’huile essentielle de tea tree / arbre à thé est idéale !

Lorsque vous formez la poupée, placez dans sa poitrine un peu de cheveux, d’ongles, de salive et/ou de fluides sexuels. À l’endroit de son cœur, mettez une pierre qui le symbolisera (ou tout autre objet vous le rappelant). N’hésitez pas à garnir la poupée d’herbes, d’huiles ou tout ce qui peut aider à atteindre votre but.

Vous pourrez graver, si vous le souhaitez, des symboles magiques sur votre poupée de cire (sigils, symboles astrologiques, etc.).

  • La poupée en argile :

Récupérez de la terre argileuse si vous en avez l’occasion. Sinon procurez-vous-en dans un magasin d’articles d’Art, c’est très peu cher.

Humidifiez vos mains avec une décoction d’herbes en rapport avec votre but puis modelez votre poupée.

Procédez comme pour la poupée de cire.

Faites attention à ne pas aller trop finement dans les détails, notamment les pieds et les mains, car ils pourraient se briser en séchant. Le mieux est de réaliser une figure relativement grossière dans ses traits.

La poupée peut également se fendiller si elle sèche trop vite. Au pire, reprenez les fissures les jours qui suivront (en humidifiant vos doigts), jusqu’à ce que la poupée soit complètement sèche.

  • La poupée en tissu :

Là aussi, vous pouvez décider de vous laver les mains dans une infusion de plantes avant de commencer à fabriquer votre dagyde.

Découpez dans du tissu en fibres naturelles, de la couleur symbolisant votre but (par exemple : pour la passion, employez du rouge ; pour décrocher un job, utilisez du bleu), deux formes humaines dans le style des bonshommes en pain d’épices. Si vous êtes doués en couture, n’hésitez pas à bien marquer le sexe de la poupée. Sinon, dessinez le sexe à l’aide d’un stylo. Cousez les deux formes ensemble en partant des pieds et laissez assez d’espace au niveau de la tête afin de pouvoir la retourner.

Ensuite, vous la rembourrerez d’herbes sorcières et médicinales consacrées (vous pouvez les exorciser et les consacrer à vos divinités -ou à celles qui pourraient vous aider à atteindre votre souhait- et les magnétiser. Pour cela, employez, par exemple, la formule de Consécration du Livre des Ombres. Vous n’en avez pas forcément besoin, si vous avez récolté ses herbes vous-même et dans un but magique, ou si vous les avez achetées pour cela, il n’est pas vraiment nécessaire de faire tout cela. À vous de voir ce que vous préférez, ce qui vous convient).

Certaines sorcières aiment à compter le nombre d’herbes, de poignées d’herbes, qu’elles vont utiliser. Pour la plupart, il s’agit de trois, de six ou de neuf. Mais si vous avez un nombre fétiche, pourquoi ne pas l’employer ? Ou choisissez un nombre qui symbolise votre but. Si vous n’avez pas assez d’herbes pour remplir entièrement la dagyde. Pas de souci, vous pourrez compléter son rembourrage à l’aide de coton, de papier ou des chutes du tissu.

Vous pouvez également y placer des pierres. Comme pour les plantes, choisissez vos pierres en fonction du souci à traiter. Si vous traitez la thyroïde d’une personne, dans ce cas-là, vous pourrez employer de l’ambre ou une chrysocolle. Si vous traitez quelqu’un souffrant du foie, vous choisirez plutôt une cornaline. Ces pierres, vous les aurez préalablement purifiées et chargées (certaines pierres ne peuvent être purifiées dans l’eau salée, enterrez-les dans votre jardin, préalablement enveloppées, elles seront ainsi nettoyées par la remise à la terre des mauvaises énergies et rechargées, vous pouvez également les exposer au soleil ou à la lune, en fonction de ce qu’elles sont. Les pierres de couleur chaude auront tendance à se charger d’énergie solaire et les pierres de couleur froide, telles que la tourmaline noire ou la serpentine, auront tendance à se charger d’énergie lunaire. Vous pouvez également et simplement les passer dans la fumée d’un encens purificateur ou d’un bâton de smudge).

Ajoutez à la place du cœur, un objet le symbolisant. Ceci permettra de « vitaliser » la poupée. Comme je l’ai dit plus haut, une pierre ou une résine d’encens fera l’affaire. N’oubliez pas d’ajouter à la poupée : rognures d’ongles, cheveux, poils, etc. Brodez sur la poupée : sigils, symboles astrologiques, noms, etc., ceci pour lui donner un peu de la personnalité du « patient ». Vêtez-la de la même manière que cette personne. Ajoutez des cheveux, cela peut être fait au moment où vous coudrez le sommet de la tête. Vous pourrez ainsi y placer des fils de laine de la couleur adéquate. Brodez ou dessinez les yeux verts/bruns/bleus, la bouche, le nez.

  • La poupée de papier :

Pour les handicapés du modelage et de la couture, pour les fauchés ou les fainéants ou simplement en cas d’urgence ! Voici la plus simple des poupées et la plus facile à réaliser. Prenez une feuille de papier vierge et écrivez dessus le nom de la personne. Dessinez symboles, sigils, personnalisez-la… Oignez-la d’huile magique, etc.

  • Les racines :

Certaines racines possèdent déjà d’elles-mêmes des formes humanoïdes, parfois sexuées. Parmi elles, nous retrouvons la Mandragore, la Bryone ou bien, plus exotique, le Ginseng ! Certains sorciers ont tout un procédé pour les ramasser et les charger (voir par exemple le livre de Paul Huson : Guide pratique des sorciers, sorcières et couvents de sorciers).

Vous pourrez également employer toute autre racine ou morceau de bois. À ce moment-là, il vous suffira de les sculpter !

  • Les légumes :

De la carotte, et sa connotation très classe, à Monsieur Patate, il n’y a qu’un pas… Mais si c’est urgent et que vous n’avez que ça sous la main, pourquoi pas ! Et si, simplement ça vous amuse, faites-le.

Certains sorciers vous diront qu’ils n’utilisent pas la même poupée deux fois de suite.

Certains sorciers exorcisent les poupées, qu’ils ont fabriquées, avant leur utilisation.

Certains sorciers préfèrent ne pas toucher la poupée quand ils travaillent sur autrui. Histoire de ne pas mettre d’eux-mêmes en elle.

Certains sorciers utilisent exclusivement une casserole en cuivre pour fondre leur cire.

Certains sorciers s’emmerdent bien la vie…

Cela dit, le folklore sorcier a ses bons côtés, il attise l’imagination ! À vous de voir… Faites comme vous le sentez. En sorcellerie, il n’existe pas de règles. Ceux qui vous diront le contraire sont des gourous et des charlatans.

D’ailleurs ce texte n’est là que pour servir de base. À vous d’agrémenter, selon votre intuition.

Sources :

– Sally Dubats « Natural Magick »
– Paul Huson « Mastering witchcraft »
– Lady Elaine
– Mon imagination :o)