{"id":5335,"date":"2019-03-20T11:59:50","date_gmt":"2019-03-20T09:59:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.le-sidh.org\/wicca\/?p=5335"},"modified":"2019-03-20T12:06:45","modified_gmt":"2019-03-20T10:06:45","slug":"une-femme-ceinte-dune-epee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.le-sidh.org\/wicca\/sur-la-wicca-la-sorcellerie\/reflexions\/une-femme-ceinte-dune-epee\/","title":{"rendered":"Une femme ceinte d\u2019une \u00e9p\u00e9e"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Une femme ceinte d\u2019une \u00e9p\u00e9e. Par Jack Parsons, traduction et adaptation V\u00e9ro<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Extrait de Freedom is a Two-Edged Sword de John Whiteside Parsons (alias Jack Parsons alias Frater 210).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est \u00e0 toi, femme, belle r\u00e9demptrice perdue de la race, que j&rsquo;ose adresser ce chapitre. Ce qui maintenant remue en toi n&rsquo;est pas d\u00e9s\u00e9quilibre, n&rsquo;est pas p\u00e9ch\u00e9, n&rsquo;est pas folie, mais c\u2019est la vie, une nouvelle vie, et une joie et un feu qui engendreront une nouvelle race, et cr\u00e9erons un nouveau ciel et une nouvelle terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand tu fus une enfant, le vent et le soleil ne te parlaient-ils pas ? N&rsquo;as-tu pas entendu la voix de la montagne, les voix du fleuve et de la temp\u00eate ? As-tu entendu le bourdonnement des \u00e9toiles, et les voix dans le silence ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Es-tu all\u00e9e nue dans la for\u00eat, avec le vent sur ton corps, et as-tu senti la caresse de Pan ? Et ton c\u0153ur a gonfl\u00e9 au printemps, s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 en \u00e9t\u00e9, et f\u00fbt triste avec le loup en hiver. Ces choses sont l&rsquo;engagement, et en elles est la v\u00e9rit\u00e9 qui est l\u00e0 pour toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et tu as cherch\u00e9 des compagnons dont le c\u0153ur serait aussi grand que le tien, et tu ne les as pas trouv\u00e9s, cach\u00e9s dans les m\u00e9moires secr\u00e8tes des r\u00eaves et des chants. Tu as trouv\u00e9 une maladie au-dessus du monde, une maladie de silence et douleur, et tes compagnons ont march\u00e9 dans la culpabilit\u00e9 et la honte, dans la crainte et la haine, le p\u00e9ch\u00e9 et la douleur du p\u00e9ch\u00e9, et tu \u00e9tais seule. Ah, il y avait un rire, mais un rire forcen\u00e9; du plaisir mais un plaisir furtif, inassouvi et honteux. Et maintenant ton c\u0153ur est triste. Mais ne sois pas triste, mon aim\u00e9e. Sois heureuse et sans crainte. En toi se trouve le chant qui brisera le silence, en toi se trouve la flamme qui exterminera la crasse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tu es la r\u00e9demptrice; la r\u00e9demptrice du p\u00e9ch\u00e9 et de la douleur, de la culpabilit\u00e9 et de la honte, toi, oh femme, splendeur incarn\u00e9e.<br \/>\nCombien de temps as-tu \u00e9t\u00e9 encha\u00een\u00e9e, esclave de la convoitise et de la culpabilit\u00e9 des porcs ? Combien de temps as-tu subi la d\u00e9gradation infecte de ton nom saint, putain, ou souffert silencieusement de la d\u00e9gradation inf\u00e2me que l\u2019on nomme vertu ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 quel point as-tu connu le b\u00e2ton, le fouet, les cha\u00eenes, l&#8217;emprisonnement, la mise \u00e0 mort au service de ton ma\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9tait-ce la crainte de l\u2019esclavage, \u00e9tait-ce de la faiblesse, de la l\u00e2chet\u00e9 et de l\u2019inf\u00e9riorit\u00e9 ? Honte sur l&rsquo;homme, ce n&rsquo;\u00e9tait rien de cela, ce n\u2019\u00e9tait que de l\u2019amour. Un homme a \u00e9t\u00e9 crucifi\u00e9 pour une r\u00e9demption qui a \u00e9chou\u00e9. M\u00eame si on crucifiait dix fois dix millions d&rsquo;hommes, cette infamie ne serait pas rachet\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00eatre, p\u00e8re ; mari, amant ; ge\u00f4lier ; juge, bourreau ; voleur ; s\u00e9ducteur ; destructeur ; il fut ton amant ; ton ma\u00eetre ; oh, femme salie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, plains-le, car il a lui aussi cherch\u00e9 l&rsquo;amour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il y a une fin, et un commencement et avec toi seront le commencement et tout futur. Car tu es la m\u00e8re de la nouvelle race, le r\u00e9demptrice et l&rsquo;amante des nouveaux hommes, les hommes qui seront libres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant je te parlerai des hommes. Les hommes d\u00e9sirent trois choses d\u2019une femme, une m\u00e8re qui sera plus grande qu&rsquo;eux, une \u00e9pouse qui le sera moins qu&rsquo;eux, et une ma\u00eetresse qui sera leur \u00e9gale. Ils se r\u00e9voltent toujours contre leur m\u00e8re, ils n\u2019ont que m\u00e9pris pour l&rsquo;\u00e9pouse, l\u2019amante toujours leur \u00e9chappe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Observe le mari ; comme il d\u00e9teste la femme et fuit, craignant de la frapper.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Observe le grand amoureux ; comme il est, cherche l&rsquo;amour et ses mains se referment sur le n\u00e9ant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils sont d\u00e9contenanc\u00e9s, comme des enfants craintifs, jouant pour oublier l&rsquo;obscurit\u00e9. Et ceux qui portent les armes, qui paradent et assassinent, ne sont-ils pas les plus effray\u00e9s de tous ? Plains-les, pardonne-leur.<br \/>\nDans l&rsquo;Ancien Monde, il y avait des hommes pour une saison, puis les villes ont \u00e9t\u00e9 construites, puis sont arriv\u00e9s les loisirs, les \u00e9nigmes du sphinx, et ils devinrent des perroquets dor\u00e9s, acceptant de bonne gr\u00e2ce la futilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ensuite vint le christianisme, une futilit\u00e9 pour les esclaves, un fouet pour leurs ma\u00eetres, et dont les barbares firent une surconsommation.<br \/>\nOui, Faust est le prototype du moyen-\u00e2ge, mais pas le Faust dont parle Kit Marlowe. C&rsquo;est un Faust plus sombre, Gilles de Ray, qui trahit la pucelle dans sa soif de puissance; puis, abruti, prie Dieu dans sa chapelle et se livre \u00e0 toutes les horreurs dans ses caves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et ainsi va l\u2019histoire effrayante jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019homme, p\u00e2le d\u2019effroi devant ses propres cauchemars, se tourne finalement vers le r\u00eave de libert\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est la voix de Voltaire, fatigu\u00e9, cynique, las de la folie, qui annonce l\u2019ouverture d\u2019un pr\u00e9lude redoutable et abusif. Tom Paine, un homme, un vrai homme, bris\u00e9 et finalement trahi par tous les champions de pacotille, Will Blake, parlant dans la langue des anges sans \u00eatre compris, Shelley et sa gestuelle magnifique et futile, Swinburne, qui a pratiquement recr\u00e9\u00e9 h\u00e9las avant d\u2019\u00eatre d\u00e9truit, Byron, Pushkin, Gautier, tous sont les instruments du pr\u00e9lude d\u2019une symphonie qui ne fut jamais jou\u00e9e.<br \/>\nEt la science qui \u00e9tait cens\u00e9e nous sauver ! Ce merveilleux monde moderne d\u2019Huxley, Darwin, Hegel et H G Wells, avec la seule de voix de Spengler pour les contredire. La science refaisant le monde, un langage international, une fraternit\u00e9 universelle, au-del\u00e0 des nationalit\u00e9s, des in\u00e9galit\u00e9s ou des confessions. Ce ch\u00e2teau de cartes, vision merveilleuse, comme il s\u2019est \u00e9croul\u00e9 ! Ces cr\u00e9ateurs d\u2019un nouvel \u00e2ge qui n\u2019osent ni parler, ni penser, ni bouger sans demander la permission aux autorit\u00e9s militaires. Titans sans limites, qui vous pencherez par-dessus une fronti\u00e8re pour parler, o\u00f9 est votre Nouveau Monde ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Champions, o\u00f9 est la libert\u00e9 ? Qu\u2019est-ce qui n\u2019a pas fonctionn\u00e9 ? Un homme peut deviner, mais nul homme ne peut trouver la solution. Nous devons nous tourner vers les femmes pour trouver la r\u00e9ponse.<br \/>\nLe changement s\u2019est fait il y a des mill\u00e9naires, avant que l\u2019histoire ne f\u00fbt \u00e9crite. Il faut remonter bien plus loin dans nos m\u00e9moires, pourquoi ne le pourrions-nous pas, nous qui venons de l\u00e0, donc c\u2019\u00e9tait il y a bien longtemps, le temps d\u2019Isis, appel\u00e9 \u00e0 tort le matriarcat. Ce n\u2019est pas un matriarcat tel que nous l\u2019imaginons, un club de femmes, ou de poulettes frustr\u00e9es. C\u2019est une \u00e9galit\u00e9. La femme est la pr\u00eatresse, en elle reposent les myst\u00e8res. Elle est la m\u00e8re, elle nourrit tendrement, elle est l\u2019amante, tout \u00e0 la fois passionn\u00e9e et lointaine, elle est l\u2019\u00e9pouse, r\u00e9v\u00e9r\u00e9e et ch\u00e9rie. Elle est la femme sorci\u00e8re. C\u2019est \u00e9quivalent. De la m\u00eame fa\u00e7on l\u2019homme est le chef, le chasseur, l\u2019\u00e9poux, l\u2019amant, le penseur, celui qui fait. La femme, pr\u00eatresse, gardienne du myst\u00e8re,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sibylle de l\u2019inconscient, proph\u00e9tesse des r\u00eaves. Ceci assure l\u2019\u00e9quilibre, la stabilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis vint l\u2019indicible catastrophe, le patriarcat. Dont l\u2019arch\u00e9type est le monstre monosexuel d\u00e9moniaque, Jehova. Et voil\u00e0 que dans le groupe des pr\u00eatres la femme se trouve r\u00e9duite au rang de l\u2019animal, l\u2019homme est un dieu sup\u00e9rieur, elle est isol\u00e9e et \u00e0 la merci d\u2019une intelligence sans piti\u00e9. C\u2019est la guerre, la guerre totale entre les diff\u00e9rentes parties, entre les \u00e9motions qui doivent et l\u2019intellect qui ne devra pas. Chaque religion patriarcale est une monstruosit\u00e9 qui se contredit : juda\u00efsme, chr\u00e9tient\u00e9, bouddhisme, islamisme, fascisme, communisme, d\u00e9mocratie, science et toute autre foi de l\u2019histoire du monde. C\u2019est un dogme, une confession bas\u00e9e sur des axiomes qui s\u2019envolent comme des f\u00e9tus de paille dans le vent de l\u2019intellect, et l\u2019homme a tr\u00e9buch\u00e9 sur cette structure et il faudra qu\u2019il \u00e9choue, car il sait \u00e0 quel point tout cela est futile et pourtant il se bat pour cela avec toute la folie furieuse que lui conf\u00e8rent ses frustrations. Il sait qu\u2019il est un petit gar\u00e7on qui joue avec le feu, qui joue au gendarme et au voleur dans un jeu qui le d\u00e9passe et va trop loin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a perdu sa m\u00e8re, son \u00e9pouse le trompe, son amante le rejette. Le myst\u00e8re a fui le temple, banni par un concile de barbus s\u00e9niles et suffisants. Femme, femme, o\u00f9 es-tu ? Reviens vers nous, femme ! Pardonne, oublie, assieds-toi dans nos temples, prends-nous par la main, embrasse nos l\u00e8vres, dis-nous que tu nous aimes, que nous ne sommes pas seuls. Femme sorci\u00e8re, sortie des cendres du b\u00fbcher, \u00e9l\u00e8ve-toi \u00e0 nouveau !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voyez-vous, c\u2019est dans le culte dianique que l\u2019ancienne fa\u00e7on a perdur\u00e9. Toutes ces femmes splendides et terribles, Messaline, Toffana, La Voisin et de Brinvilliers, ont pris des revanches magnifiques. Et d\u2019autres, femmes mais aussi hommes, ont cach\u00e9 les myst\u00e8res interdits dans des rites secrets, et connurent une br\u00e8ve r\u00e9union qu\u2019ils pay\u00e8rent d\u2019un lourd prix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019\u00e9tait l\u00e0 l\u2019espoir qu\u2019on mit dans la pucelle d\u2019Orl\u00e9ans, l\u2019espoir de millions d\u2019\u00eatres d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s qui croyaient qu\u2019enfin \u00e9tait venue la femme qui les sauverait. Que leur foi et leur \u00e9chec vous fassent comprendre que l\u2019innocence n\u2019est pas une protection.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sois intuitive, oh femme, sois savante, sois subtile, sois sans piti\u00e9. J\u2019ai dit : comprends, pardonne, oublie. Mais n\u2019oublie pas trop. Ne fais confiance qu\u2019\u00e0 toi m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai parl\u00e9 de ces grandes empoisonneuses, mais c\u2019est une vengeance am\u00e8re. Sache que toute vengeance est une vengeance sur soi m\u00eame, et la plus terrible est celle perp\u00e9tr\u00e9e par une femme frigide. Il y en a des millions, des dizaines de millions. Ne te fie pas \u00e0 ce qu\u2019elle dit \u00e0 son mari ou son amant, fie-toi \u00e0 ce qu\u2019elle raconte \u00e0 son docteur, \u00e0 ses intimes.<br \/>\nMais pour beaucoup la cause est plus profonde. Elle repose sur deux choses : l\u2019\u00e9chec de son compagnon \u00e0 se conduire comme un homme et son propre \u00e9chec \u00e0 \u00eatre honn\u00eate avec elle m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est cette culpabilit\u00e9 noire et assassine avec laquelle les parents empoisonnent leurs propres enfants et qui est la cause de la frigidit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est la suppression des amours incestueuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est la peur de la maladie et des enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais toi qui as connu l\u2019un de ces cas, n\u2019en sois pas honteuse. La force n\u2019est pas inn\u00e9e, elle s\u2019acquiert en comprenant et surmontant ses \u00e9preuves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, sois libre ! Alors, chante le vieux chant sauvage :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">EVOE IO, EVOE IACCHUS IO PAN IO PAN EVOE BABALON!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Va dans les montagnes, dans les oc\u00e9ans et la for\u00eat, va nue en \u00e9t\u00e9 pour retrouver l\u2019ancienne joie et l&rsquo;amour heureux et libre sous les \u00e9toiles.<br \/>\nMais le corps n\u2019est pas beau ? Voil\u00e0 le secret. Le corps est forg\u00e9 par l\u2019esprit. Accepte la peur, la r\u00e9pression, la haine et alors regarde le corps, ou plut\u00f4t ne le regarde pas ! Mais va, libre, joyeuse, sans restreintes, cours un peu nue. Ensuite, regarde les joues rosies, les seins gonfl\u00e9s, les souples contours, le rythme lancinant. Toutes les maladies et les malformations sont nourries par la peur et la haine. C\u2019est pour cela, femme, que tu es appel\u00e9e \u00ab gu\u00e9risseuse \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Femme, pr\u00eatresse du monde irrationnel ! Irrationnel et pourtant si important, si vital, car son concept est refus\u00e9 et d\u00e9ni\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne souhaitons pas \u00eatre ivres, assassins, frustr\u00e9s, pauvres, malheureux sans raison. Ces choses ne sont pas raisonnables ou objectives, pourtant elles existent. Nous disons que nous ne voulons pas la guerre. Mais la cause de la guerre est une n\u00e9cessit\u00e9 psychologique et elle continuera jusqu&rsquo;\u00e0 ce que cette n\u00e9cessit\u00e9 trouve un autre accomplissement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne servirait \u00e0 rien de dire que nous aimons ou d\u00e9testons telle personne parce que c\u2019est \u00ab raisonnable \u00bb. Notre moteur est plut\u00f4t \u00e0 chercher du c\u00f4t\u00e9 de la volont\u00e9 inconsciente, du monde irrationnel, des forces qui nous parlent sous forme de r\u00eave, de symboles ou par nos propres actions incompr\u00e9hensibles, et cela ne pourra \u00eatre endigu\u00e9 que par la compr\u00e9hension de qui sont les femmes. Ce n\u2019est qu\u2019apr\u00e8s cela que la volont\u00e9 et l\u2019intelligence pr\u00e9vaudront, sinon elles ne seront qu\u2019une force aveugle et autodestructrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Femme, l\u00e8ve bien haut les armes indignes. Utilise la ruse et le poison, une<br \/>\nfausse frigidit\u00e9 et la stupidit\u00e9 feinte. Tire l&rsquo;\u00e9p\u00e9e, l&rsquo;\u00e9p\u00e9e au double tranchant de la libert\u00e9, et provoque un homme en combat singulier, un homme qui pourra \u00eatre ton \u00e9poux, qui pourra \u00eatre un p\u00e8re convenable pour tes enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Invite-le, teste-le par l&rsquo;\u00e9p\u00e9e et il sera digne de toi. Car vous \u00eates les arch\u00e9types de la nouvelle race.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelque part dans le monde, il y a aujourd&rsquo;hui une femme pour qui l&rsquo;\u00e9p\u00e9e est forg\u00e9e. Quelque part il y a une femme qui a entendu les trompettes du nouvel \u00e2ge et qui y r\u00e9pondra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette nouvelle femme r\u00e9pondra \u00e0 la clameur des trompettes des \u00e9toiles ; elle viendra comme une flamme p\u00e9rilleuse, une chanson d\u00e9voy\u00e9e, une voix dans la grande salle du jugement, une banni\u00e8re face \u00e0 l\u2019ennemi.<br \/>\nElle viendra, ceinte de l\u2019\u00e9p\u00e9e de la libert\u00e9, et devant elle les rois et les pr\u00eatres trembleront, et les villes et les empires tomberont, et elle sera appel\u00e9e BABALON, la femme \u00e9carlate. Car elle sera fi\u00e8re et emplie de luxure, elle sera \u00e0 la fois d\u00e9licate et mortelle, elle sera droite et invincible, comme l\u2019est une lame nue. Et les femmes lui r\u00e9pondront par un cri de guerre, et se d\u00e9barrasseront de leurs jougs et de leurs cha\u00eenes, et les hommes r\u00e9pondront \u00e0 leur d\u00e9fi, reniant les mani\u00e8res basses et folles d\u2019agir, et elle, qui brillera comme la brutale \u00e9toile du soir d\u2019un coucher de soleil sanglant du cr\u00e9puscule des Dieux, elle brillera \u00e0 nouveau comme l\u2019\u00e9toile du matin quand la nuit sera termin\u00e9e, et qu\u2019une nouvelle aurore s\u2019\u00e9tendra sur le jardin de Pan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour toi femme inconnue, l\u2019\u00e9p\u00e9e est un gage. Garde la foi !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une femme ceinte d\u2019une \u00e9p\u00e9e. Par Jack Parsons, traduction et adaptation V\u00e9ro Extrait de Freedom is a Two-Edged Sword de John Whiteside Parsons (alias Jack Parsons alias Frater 210). 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