Les mots de passe

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Par Robin Artisson © 2004. Traduction et adaptation libre par Lune.

Au sein de tout groupe consacré aux Mystères, on donne aux Dieux des noms spéciaux ou des titres, certains d’entre eux sont très anciens et sont gardés et utilisés uniquement par des initiés. Cette pratique était universelle dans le Monde antique : en Grèce Antique comme en Germanie, « les noms » des Dieux qui sont parvenus jusqu’à nous n’en sont pas du tout en réalité, ce sont plutôt des titres ou des noms publics. La religion « intérieure » des célèbres Dieux païens possédait leurs véritables noms, par lesquels leur clergé pouvait plus aisément « les atteindre ». Connaître le Vrai Nom d’un Dieu était un secret important, car connaître le nom c’était avoir une sorte de connexion au Dieu, une intimité.

« Aphrodite », « Zeus », « Apollon », ‘ Dionysos « , etc. sont tous de simples titres. » Freyja « , » Frey « , » Odin « , et ainsi de suite : il a été démontré que les Cultes de ces diverses divinités employaient des noms qui étaient secrets et passé uniquement aux membres du culte. Le Livre « Pistis Sophia », traduit par G.S.R. Mead, fait un compte rendu d’un écrivain gnostique du IIe siècle dans lequel étaient donnés les noms secrets de quelques Dieux classiques : « CHOSI » ou « CHONBAL », je crois, était le nom secret pour Zeus, par exemple.

« Freyja » signifie simplement « la Dame » : ce n’est pas un nom propre. Son nom réel était inconnu de tous, à l’exception de son culte – cependant, son frère Frey (dont le nom signifie juste « Le Seigneur ») possède le nom propre d’ « INGVI ».

Les Gardnériens ont aujourd’hui des noms, secrets, pour leur Seigneur et leur Dame. Ils ne sont JAMAIS couchés par écrit et vous les recevez lors du 3e degré. Ces noms sont considérés comme « plus appropriés » pour la prière et pour les invocations. Ils ne sont pas estimés comme étant « les seuls » qui fonctionneraient, mais simplement comme étant plus puissants.

Robert Cochrane avait, de même, des noms secrets au sein de son Coven pour « la Déesse Blanche » et « Tubal Cain ».

Les Romains de l’Antiquité sortaient de leur propre Voie pour découvrir les Véritables Noms des Dieux des peuples qu’ils combattaient, pour que leurs prêtres puissent prier ces Dieux et les inviter, à Rome, dans des Temples spécialement préparés en leur honneur. Tout ceci afin que les Dieux de leurs ennemis « passent » du côté romain et leur accordent la victoire. Les Romains ont profondément cru obtenir des victoires spirituelles sur les gens, bien avant de tenter d’obtenir des victoires militaires. Les Dieux de la plupart de leurs ennemis étrangers ont été adoptés à Rome LONGTEMPS avant que ces gens aient été vaincus. Rome a employé des émissaires et des espions pour découvrir les Noms secrets des cultes étrangers.

Les anciens Hébreux possédaient ÉGALEMENT un nom secret pour leur Dieu; YHVH et « Adonaï » et tous ces autres noms sont aussi simplement des titres. Seul le Grand Rabbin d’Israël connaissait le nom sacré et le prononçait seulement une fois par an au cours d’une fête particulière, lorsqu’il était seul, dans la chambre intérieure de leur temple.

Les initiés à Éleusis recevaient probablement les noms secrets de Déméter et de sa fille, qui étaient connus des seuls initiés.

Les Égyptiens tenaient PARTICULIÈREMENT aux noms secrets – TOUS les Dieux égyptiens que nous connaissons ne possèdent que des Titres pour nom. Qui connaît leurs noms réels ? « Osiris » est la forme grecque pour « Ausar », qui signifie « Celui qui est Vu ». « Isis » est la forme grecque de « Auset », qui veut simplement dire « Un Trône ». Ce concept universel du monde antique, de donner des titres et non les noms secrets, ne mourra jamais.

Le Livre « la Déesse Blanche » est en rapport avec l’idée de Dieux possédant des noms secrets et c’est une tentative poétique de l’Auteur d’en découvrir l’un d’entre eux, celui d’une Déesse.

Il est convenu qu’il existe des choses que les Dieux font : lorsqu’ une personne rencontre face à face les Dieux ou Esprits, ces derniers, parfois, s’ils veulent que cette personne continue à être en communion avec eux, « disent » qui Ils sont, c’est-à-dire qu’ils leur transmettent « leurs noms ». Ces noms peuvent être utilisés pour entrer en contact avec eux à nouveau, de façons plus directes. Ne sous-estimez jamais le pouvoir des Noms.

Mon propre groupe possède des mots de passe et noms divins pour les membres du Coven uniquement – Je ne dirai rien d’eux, excepté qu’ils sont forts. Ils produisent des changements. Je dirai que tout païen devrait travailler, chaque jour, à rechercher et découvrir dans les documents et les textes qui peuvent révéler les vrais noms des Dieux ou y faire allusion. Ou ils devraient faire un travail intérieur afin d’ « atteindre » spirituellement ces êtres et leur faire révéler par eux-mêmes leurs noms. Cette pratique est, désespérément, nécessaire dans les reconstructions et fois païennes modernes, si nous voulons restituer l’ancien pouvoir.

Même si vous suivez une tradition que vous pensez ou revendiquez comme vous ayant été « transmise », souvent de telles « traditions » ont été fragmentées et ont perdu ces noms, ou ne les ont jamais possédés. Les Dieux ne s’opposent pas à l’utilisation de titres, mais ce qui différencie un initié d’un profane, c’est sa connaissance du vrai nom du Dieu. Cela a un pouvoir spécial, cela implique un rapport particulier.