Cercle
Par Gerald Gardner, Traduction Sortiera Pagana
Le cercle des sorcières n'est pas projeté pour garder les démons à l'extérieur, parce qu'aucun démon n'est évoqué ; il est projeté pour conserver le "pouvoir" à l'intérieur.
On m'a aussi permis de dévoiler, pour la première fois sur papier, la véritable raison qui fait de "la Projection du Cercle" la plus importante de toutes leurs cérémonies. On leur a enseigné que le cercle est "entre les mondes", qui est, entre ce monde et le suivant, le domaine des dieux. Le seul cercle qui importe est celui qui est dessiné avant toute cérémonie avec une Epée Magique ou un Couteau dûment consacré, ce dernier étant l'Athamé des Sorcières ou le Couteau à Manche Noir, gravé de signes magiques sur le manche, et cet outil est généralement le plus utilisé. Le cercle est habituellement de neuf pieds de diamètre, à moins qu'il soit créé dans un but précis. Il y a deux cercles extérieurs, l'un et l'autre séparés de six pouces, ainsi le troisième cercle a un diamètre de onze pieds. Quand il est tracé, le cercle est soigneusement purifié, comme le sont aussi tous ceux qui célèbrent les rites. Les Sorcières y attachent une grande importance, car l'intérieur du cercle est le domaine des dieux. Le Cercle des Sorcières contiendra le pouvoir qu'elles croient pouvoir élever de leur propre corps, et prévenir de se dissiper avant qu'elles puissent le modeler de par leur propre volonté. Elles peuvent mettre un pied à l'intérieur puis à l'extérieur du cercle si elles le souhaitent, mais cela provoque une perte de pouvoir, ainsi elles évitent de le faire autant que possible.
Pour une raison ou une autre elles gardent les noms de leurs dieux et déesses secrets. Pour elles, le culte a existé sans changer depuis le début des temps, bien que le fait que "l'ancien peuple" vienne de l'Est reste une notion vague. Les Sorcières partent de l'Est lorsqu'elles forment le cercle, et la représentation du dieu ou de la déesse se tient généralement à l'Est. Elles maintiennent que les Lumières du Nord sont les lumières de leur paradis, bien que celui-ci soit habituellement pensé comme souterrain, ou situé dans le creux d'une colline.